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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 23:25
Aujourd'hui, je vais sauver quelques âmes.

Figurez-vous que beaucoup d'entre vous jouent à la console. Rien de mal en soi si ce n'est qu'ils jouent à des FPS ! Oui, des FPS comme Quake, Halo, Rainbow Six, Unreal, Duck Hunt !
Alors là je dis non ! Halte au feu, stop au massacre, fin du film, rideau, les carottes sont cuites. Non mais les gars, sérieusement ? Vous jouez à des FPS sur console... Vous vous rendez-compte de ce que vous faites ? 

Ah qu'ils sont pitoyables ces joueurs sur leurs manettes qui font tourner le viseur telle la tête de R2D2 sur un axe lentissime. Certains éditeurs compatissants comblent même les lacunes de cette hérésie en incluant des touches pour se retourner plus vite, et (accrochez-vous amis PCistes) un auto-aim ! Ouiiii, un truc qui accroche la cible la plus proche du viseur. Siiiiiiii !

Et me sortez pas l'excuse de "ouaiiiiis, un PC c'est cher !". Quand on a les moyens de s'acheter une console à 300 €, 100 € d'accessoires et de payer 80 € le jeu, ben c'est qu'on a de la thune et aussi qu'on aime se défouler sur un quart d'écran avec ses potes à Raibow Six !   

Je me dois de vous remettre dans le droit chemin. Alors, j'ai deux solutions. Soit je rampe chez vous pour vous émasculer dans votre sommeil*, m'assurant qu'aucune descendance ne viendra perpétrer vos crimes, soit je vous éduque (comme qu'y disaient à la RATP du temps de la Bus Attitude. Ah le bon moment : "Billet ou coup de boule ?").

Comme je suis un pacifiste dans l'âme, je vous propose d'abandonner cette idée saugrenue et de répandre partout avec condescendance mon message de haine. Allez, allez.

* : désolé si cette remarque semble sexiste mais c'est pas ma faute si les filles jouent aux FPS sur PC, elles. 
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 23:50
Je trie mes déchets, je mange bio et j'achète français, alors j'ai décidé de tester Cities XL de Monte Cristo, une société de jeu parisienne. Nah, vous emballez pas, y'a rien de vrai là de dans à part le fait que j'ai choppé une version d'essai du jeu dans le SVM de novembre. 7 jours pour m'amuser à faire une ville, pourquoi pas, j'ai bien aimé feu Sim City. Alors voyons... Houuuuuuu, c'est trognon tout plein ! C'est en 3D et c'est fluide ! Je peux me balader dans les rue avec un petit avatar difforme ! Mais... Euh, comment on joue ?

Entrez dans la danse
Un tutoriel me met rapidement à l'aise, y'a assez peu d'options en fait. Tout est sur la gauche et à droite des stats fortes utiles. Ensuite, il faut doser. La seule difficulté dans mes villes aura été de ne pas succomber à un stade qui me coûtera 50 000 balles par mois et me mettra d'office en dépôt de bilan. 

Première ville
En une soirée, j'ai fait une ville (quand je pense qu'il y en a qui prennent 8 jours pour faire un monde...). J'ai pris soin par habitude de ne pas foutre les usines à côté des travailleurs et tout le monde était content, à commencer par ma bourse. La ville se peuple, je fais des routes, un périph' (la gestion des routes c'est ce que je préfère). Et un soir... J'ai plus de ressources... Il me faut de l'eau, du pétroles, des coins touristiques, des terres fertiles, etc. Mais comme un con je n'ai pas regardé la description. J'ai pas un litre de pétrole et je ne vais pas attendre qu'une nappe se forme sous le cimetière. Et maîîîîîîîrde, il faut interagir avec les autres joueurs. Je pige rien à l'interface d'échange, je refais donc une ville qui a un peu de tout.

Multi-joueur
Ca y'est, j'ai une petite ville déjà saturée de circulation. Mais je suis troublé, c'est "ça" le mode multijoueur ??? J'imaginais qu'on pourrait voir la ville voisine et qu'il y aurait des négociations avec les voisins... Pinaise, je suis aussi déçu que je l'étais pas le classicisme de Star Trek Online. Mais un truc me rend le sourire lorsque je me rappelle que pour 8€ par mois j'ai tous les avantages du multi-joueur : j'ai du contenu inédit !!! Ce mois-ci, j'ai eu un lycée ainsi que (suspense) un magasin Ford qui réduit de 2% la pollution et un magasin Kodak qui vous rend plus beau. Maintenant oui, vous le voyez, on se fout de ta gueule.

Conclusion
J'achèterai ce jeu en mode solo quand il passera sous les 25€. Je ne m'abonnerai pas, pour 8€ je peux aller voir une bonne comédie. Et encore, l'argument de vente de certains c'est : "c'est trois fois plus cher sur WoW !". Alors oui, déjà "certain" a du mal avec les divisions mais en plus, dans WoW, y'a pas un Elek Bleu qui augmente de 2% mon charisme auprès des gobelines de Booty Bay. 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 23:36
Je suis tombé sur l'article d'un de ces types qui cherchent toujours une raison à tout (un peu façon Famille de France). Son article aurait pu traiter des mottes de beurre fascistes mais non, il a choisi Half Life, un jeu raciste s'il en est.

Pour ceux qui connaissent Half life, il s'agirait d'une représentation de notre xénophobie latente. Une sorte de District 9 avant l'heure en somme. Valve nous inciterait à taper sur la truffe de notre voisin. Ah la la, lamentable je vous dis.
Punaise, et si les ennemis du jeu avaient été des irakiens ? Ou des nécromanciens ? Bouuuuh, pas bien les nécromanciens ne sont pas acceptés par la société ! Et en plus ils invoquent des ghouls qui salopent ma moquette ! bouuuh !
Allez, y'a pas de raison, riez un peu vous aussi. Mais... et si tout ça n'était que troll... :)

Tout cela me fait penser que je n'ai jamais causé de Half Life. Affreux, indigne, rattrapons nous vite.
Revenons donc à Gordon Freeman (héros peu bavard de Half Life). 

Half Life fut le premier FPS reconnu pour sa tentative d'immerger le joueur à coup de saynètes contextuelles. Et ce fut bon. Bon, mais moche maintenant que Half Life 2 est sorti en trois épisodes dignes de films. Valve, l'éditeur s'est ému des suppliques de leurs fans et a dit : "t'inquiètes Kevin, on va te le refaire avec notre nouveau moteur ton Half Life !". Et ce fut bon. Enfin bon jusqu'à ce que Kevin se choppe la nouvelle version dotée seulement de textures un poil plus affinées. Déçu Kevin, déçu. 

Qu'à cela ne tienne, Valve a toujours pu compter sur ses aficionados pour faire des trucs bien à leur place. Nannnn, je suis médisant. Disons qu'ils fournissent un SDK qui permet d'impliquer le pékin moyen dans le "processus créatif". Tout le monde est gagnant, Counter Strike en est le premier exemple.

Pour sécher les larmes de Kevins, une gentille petite team s'est formée pour refaire un Half Life digne de ce nom intitulé Black Mesa (frissonnez). Le développement suit son bonhomme de chemin et devrait sortir courant 2009. Mouais, on dira plutôt 2010... Et 2010 c'est loin, alors pour vous montrer un peu le petiot, voici son teaser :


News qui a son charme, le jeu devrait être intégralement jouable en coop.

Pour info, Black Mesa est le nom du complexe militaro-scientifique dans lequel se déroule l'intrigue. C'est là que Gordon, le type un peu simplet que vous incarnez, ouvre une porte sur un monde peuplé d'aliens plus laids que Régine et inspirant la paix autant que Bruno Maigret (ah, voilà le lien avec la xenophobie). 

Si finalement l'aventure vous tente, vous pouvez trouver l'Orange Box de Valve pour plus très cher maintenant. 

Sachez aussi que Half Life 2 : Episode 3 se prépare dans l'ombre.

The cake is a lie.
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 15:37
Les MMORPG sont devenus monnaie courante depuis que WoW qui a su s'imposer. Par contre, il est vraiment dommage de constater que les éditeurs s'endorment sur leurs lauriers. De tous les MMO, aucun n'apporte d'évolution majeure et se contente de reprendre ce qui marche chez les autres, les valeurs sûres.

Je viens de prendre connaissance de quelques infos sur le futur Star Trek Online, actuellement en beta test fermé. Je me suis arrêté à la moitié de la conférence donnée par Cryptic Studio (City of Heroes, Champions) et Leonard Nimoy (Spoke) quand j'ai constaté que ce jeu aussi n'apporterait rien de neuf.

J'attendais naïvement que le vaiseau soit l'équivalent d'une guilde dans laquelle chacun prendrait sa place en tant que capitaine, médecin, tireur ou encore pilote de petit vaisseau. J'imaginais un jeu qui pousserait plus loin le jeu de rôle en forçant les interactions entre membres de l'équipage. Déception, toujours pas de réelle coop complémentaire. Et nous n'en verrons sans doute pas tant que le modèle simpliste actuel se vend.  

Dans Star Trek Online chaque perso aura son propre vaisseau et vous pourrez batailler en groupes comme dans WoW. Inquiétant, vous pourrez jouer sur des planètes et dans l'espace ce qui présage pour moi que le jeu sera bâclé.
Enfin, notez que Cryptic n'est pas spécialisé dans les MMORPG riches en contenu mais plutôt dans le style coréen : le but est d'en faire plein de petits.

C'est un avis très personnel, on verra bien si la montagne accouche d'une souris comme je le crois... 
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 22:13

Il y a quelques temps, j’avais publié un billet sur Darluok, un « serveur privé » World of Warcraft. Cela fait maintenant 5 mois que je joue régulièrement et je pense pouvoir présenter mes conclusions sur le machin.

 

Commençons par les points positifs.

 

  • Je suis toujours impressionné du boulot accompli par les développeurs de l’émulateur (mangos) et la communauté qui gravite autour. Vraiment, ça semble être un boulot de titan.

  • Le serveur est gratuit, ça change des forfaits des serveurs officiels qui nous coutent entre 150 et 200 euros par an. C’est autant que feu mon budget annuel en jeux vidéo divers. Sauf que WoW réclame quasiment d’être mono-game (haha, jeu de mot).
    Comme je le soulignais dans l’article précédent, c’est vraiment ce point qui permet de réunir les gens.

  • Le WoW du pauvre. C’est vraiment ça : on retrouve sur le serveur tous les gens qui ne peuvent ou ne veulent pas payer l’abonnement mensuel. Ainsi croise-t-on des tit n’enfants innocents, des joueurs occasionnels qui ne sont pas prêts à investir âme et portemonnaie dans un jeu, des radins (j’en connais un ^^), et aussi tous les amis qui gravitent autour et se font piéger dans la toile.

  • Voilà un autre truc bien : les amis. Vous pouvez essayer de les amener en vrai Azeroth à coup de DVD de démonstration. Parfois ça marche mais souvent les 14 euros d’abonnement leurs restent en travers de la gorge. Ici, dans le merveilleux pays du gratuit, ils se laissent en général corrompre à l’essai et dans la plupart des cas, vous attirez à vous la brebis égarée.

  • Darluok, c’est aussi une communauté de gentils bénévoles. Ils y mettent de la bonne volonté, mais on est loin de l’expèrience d’un mammouth comme blizzard. Et question rapidité de développement, vous repasserez.

 

 

Mais le serveur privé n’est pas aussi gentil qu’il ne voudrait vous le faire croire, non non.

 

  • Il pêche par omission. On oublie de vous dire que le contenu du jeu n’est qu’une tentative d’imitation de l’original. Tentative impressionnante comme je l’ai dit, mais terriblement loin d’un vrai WoW. On peut estimer que les 2/3 du jeu sont conformes.

  • Si le jeu solo est une aventure agréable, n’en demandez pas trop. Toutes les quêtes un peu complexes ou originales sont raccourcies. Quand elles marchent.
    Par exemple hier, je devais sauter sur un trampoline pour aller chercher un œuf (tiens, dis comme ça, ça sonne complètement con). Et bien le trampoline ne marchait pas, l’œuf était à côté, il suffisait de cliquer dessus… Déception.
    Les scripts qui régissent les actions des PNJ (personnages non joueurs) sont rarement terminés. Les instances qui sont de plus en plus scriptées subissent elles aussi ces problèmes.
    Dans la même veine, nous citerons aussi le mauvais dosage des sorts qui ne permettent pas d’affronter certains ennemis. Frustrant au possible.

  • Le PVP (joueur contre joueur) : le gros point noir (qui semble pourtant facile à corriger) est que le nombre de joueurs n’est jamais équilibré sur un champ de bataille. Généralement, le nombre penche en faveur de la Horde, notamment sur l’œil du cyclone. Résultat, l’Alliance (déjà pas maline) perd dans 70% des cas.

  • A présent la communauté. Théoriquement, elle règle les bugs les uns après les autres, mais en pratique, tout ce qui est un brun complexe est laissé de côté. Le strict indispensable est corrigé. Ce qui est un comble quand on sait que l’émulateur mangos utilisé est nommé « darluok emu ».

  • Question stabilité, les serveurs ne tiennent pas la charge et tombent régulièrement (Uptime moyen de 6h). Très agréable….
     
  • Comme pour donner de l'eau à mon moulin, ce dimanche une restauration de base dont on ne saura rien échouera. Pourtant, les responsables du serveurs auront passé 4 heures à remettre le serveur d'aplomb. Dommage, la restauration date de vendredi. Et lorsqu'on demande d'où celà vient : "Estimez vous [heureux] que la sauvegarde soit de vendredi ... avant elles étaient faites uniquement à chaque début de mois." Et oui, c'est gratuit, on a donc le droit de vous parler comme ça... Mais cette erreur en fera revenir quelques uns chez Blizzou.
  • Pour conclure sur les vilaines choses, ajoutons qu'à juste titre ou non, le serveur et son forum son régis par la dictature des MJ. T'as merdé, tu dégages. Je n'ai jamais eu à m'en plaindre plus que ça jusqu'ici. Ah si, je me souviens qu'ils se pointent dans les raids avec des persos invincibles.





Pour clore le sujet, je dirai que ce serveur peut être sympa si vous êtes radins ou pauvres. Mais si vous voulez un vrai serveur, je vous conseille de débourser l'abonnement mensuel pour un vrai support et un jeu de qualité. Comme je l'ai lu quelque part, "Darluok, ce n'est pas WoW" et je trouve grave de le laisser croire.
Darluok n'aurait jamais atteint la note moyenne dans un magazine de jeux vidéo, c'est le fait qu'il soit gratuit qui fait son succès.

Maintenant, je comprends très bien que les blasés de WoW souhaitent venir monter un perso de temps à autres sans se prendre le chou avec un abonnement. C'est mon cas, mais si vous restez à haut niveau, ce sera pour rester avec vos potes.



U
n mot sur les MJs avant de quitter. Ils sont bénévoles et font ça pour le plaisir à la base. Mais ils n'ont pas le recul des gens de Blizzard qui savent rester zen en toute circonstance. On devrait les remercier, mais leur réaction défensive pousse à les détester pour les erreurs qu'ils commettent. Difficile que d'être bénévole n'est-ce pas ?

Allez, ne crachons pas dans la soupe, j'y retourne, mais pas ce soir... 

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 23:53

Comme certains le savent, j'ai voué une partie de ma vie à une quête aussi passionnante qu'inutile : World of Warcraft. Depuis sa sortie, le jeu a fait quelques 11 millions d'émules et comme toute chose qui marche, a entraîné l'apparition de son lot de morpions avides de pièces d'or.

Les satellites du jeu sont divers, ça va des chinois qui collectent de l'or pour le revendre en vrais euros, aux développeurs de modules complémentaires pour le jeu. Mais plus fort encore, des petites bandes de courageux ont fait du reverse engineering pour reproduire un serveur WoW. On n’échappe pas à la gloire, mais que fait Hadopi ??!.

En France, j'essaye le serveur Darluok. Au début, on a du mal à comprendre comment une telle prouesse est possible : reproduire WoW. Puis on se rappelle que sur 11 millions de no-lifes, il y en a bien quelques uns qui ont listé toutes les positions des objets (dont la communauté de WoW Cartographe) ou les quêtes du jeu (JudgeHype...). Et, finalement, on a toutes les informations qu'il faut, il reste juste à pondre un émulateur serveur WoW.

D’ailleurs, au passage, « émulateur », c’est mal. On parlera de « serveur MMORPG open source » pour tenter d’éviter les procès. Je suis plié de rire quand on voit comment Mangos et Darluok interprètent la loi. Mais revenons à nos taurens.


Pondre un serveur, c'est pas facile. Mais des courageux sur le Net, il y en a. Pour preuve, la communauté Mangos. Le résultat est à la fois impressionnant par l'ampleur du boulot fourni et décevant par le manque de finition.

Souvent, vous vous retiendrez d'insulter les MJ du serveur en marmonnant : "C'est gratuit, c'est gratuit". Mais la gratuité a aussi de bons côtés. En bon drogué que nous sommes, nous avons essayé de faire venir des amis sur WoW, et bien bizarrement, plus personne ne rechigne à essayer maintenant. Pire, nous avons enfanté des monstres encore plus accrocs que nous.

Le côté open source, c’est sympa. Ca permet à des gamins de 16 ans d’administrer un monde. Mais clairement, Darluok est un état policier. Si l’on se fait insulter, on peut faire une capture d’écran et la poster sur le forum. Et pof, le compte visé se fait bannir. Ca manquait de structure tout ça, mais le serveur est jeune et apprend. Cependant, on est loin de l’expérience de Blizzard !



Alors, quels sont les plus et les moins de Darluok ?

Plus :
- Gratuit
- Gratuit
- Communauté active qui répare en permanence avec plus ou moins de vélocité.
- Le côté gratuit permet de corrompre facilement ses amis (s'il vous en reste)

Moins
- Quêtes buggées 
- Temps d'adaptation du contenu officiel un poil long, mais rien d'anormal
- Plusieurs arrêts du serveur par jour, et pas des plus propres !
- Serveur limité en nombre, base mysql il me semble. 
- Queues et lags aux heures de pointes 
- Beaucoup plus facile que l’original
- Manque plein de scripts (tous ??) pour les personnages. Oubliez les stratégies… 

 

Edition du 27 mars 2009 :

Darluok est maintenant victime de sa popularité. Le nombre de joueurs connectés simultanément le vendredi soir donne lieu à des queues de 15 minutes et à des lags intenses. J'ai aussi pu constater que les MJ (maîtres du jeu) participent aux raids avec des personnages invulnérables et bien sûr membres de la Horde. Horde que le phénomène "hé Kevins, y sont bons dans la Horde, allons y !" à contribuer à peupler au détriment de l'Alliance. Cerise sur le gateau, les MJ demandent de ne pas utiliser certains bugs car... il ne les corrigent pas et se contentent de dire : si tu l'utilises, on te bannit !
Bref, on a beau se rabacher "c'est gratuit, craque pas" dans la tête. Faut bien admettre que c'est difficile.
Comme on dit, dans le free, on en a souvent pour son argent :\

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 00:39
Dans mes cartons, j'ai retrouvé une petite histoire que j'avais écrite pendant que j'étais encore un fier membre de l'Alliance de World of Warcraft. Je suis loin d'être un écrivain (les fôtes vous le rappelleront), mais ce conte inachevé avait plu à l'époque. Et puis j'ai eu envie de le conserver quelque part en souvenir. Quoi de mieux qu'un blog pour vous faire profiter de ma misérable prose :D.
Dans les chapitres, vous trouverez quelques noms qui ne vous seront sans doute pas parlants. Ce sont soit des clins-d'oeil aux membre de la guilde
La Table Ronde, soit des personnages du jeu. Si vous avez assez de courrage, allons-y ;)

Chapitre I : Bienvenue en Azeroth petit être 

Voici venir le printemps mais la neige inonde toujours les collines de Dun Morogh. 
Ici, il n’y a jamais eu qu’une saison et, bien que les populations locales s’accommodent fort bien du froid, les elfes et humains ne s’y sont jamais installés. Cette région abrite donc les nains, race résistante, fière et alcoolique et les gnomes, minuscules êtres qui compensent leur petite taille par une rare intelligence. 
 
Ce jour là, par la fenêtre d’une des chambres de l’auberge Tonnebière, Leyah regarde le jour se lever. Nissa, le médecin de la capitale s’est déplacé pour donner naissance à son premier enfant. 
Alian, le futur père veille sa femme avec attention depuis maintenant une dizaine d’heures. Et enfin, à midi, un machin roux tout potelé a rejoint le Petit Peuple. Petit par la taille puisqu’il s’agit d’une famille de gnomes. Mais aussi par le nombre, car depuis la prise de Gnomeregan, ils n’ont jamais été si peu nombreux. Leurs cousins nains les ont accueillis avec bienveillance, mais Forgefer n’a jamais pu remplacer un chez soi dans le cœur d’un gnome. 
La petite famille avait donc décidé de vivre en marge des fortifications de la capitale, sur la Crète Scintillante avec le reste de la famille, une douzaine de membres au total. 

Depuis lors et pendant treize années, leur vie fut simple et remplie. La science gnome permet de se consacrer à l’étude de la physique, de la chimie et autre mécanique. Mais ce qui intéressait Surii, c’était autre chose. Il avait pressenti qu’autre chose existait, un autre monde peut être, un monde qu’on lui cachait pudiquement ou que l’on préférait ignorer. 
Chaque fois qu’il interrogeait ses professeurs ou ses parents sur le sujet, ils le fuyaient du regard et c’est Gimrizz, qui lui avait fourni un début de compréhension. 
Gimrizz était un marchant douteux auprès duquel seules quelques personnes non moins louches allaient faire leurs achats. Des achats eux même surprenant car parfois, l’emballage continuait de bouger. Enfin, quitte à imaginer des mondes parallèles peuplés de créatures visqueuses, autant demander à quelqu’un qui a la tête de l’emploi… 

Gimrizz, sympathique, mais néanmoins commerçant avait expliqué à son éventuel futur client qu’il existait effectivement plusieurs mondes. Et que peu de personnes le ressentait ou même ne le découvraient jamais. Ils discutèrent longtemps de cet improbable univers peuplé de créatures écœurantes. 
Finalement, au court de la conversation, Surii fit mention de ses études et du fait qu’il allait bientôt devoir choisir un métier. Il faut dire qu’il les avait tous passés en revue, et il avait décidé de défendre l’Alliance. Non pas par principe, car il trouvait l’idée de défendre la « Lumière » des Hommes aberrante (esprit de gnome), mais parce qu’il ne se sentait pas la force de rester cloitré dans l’administration naine. Il avait besoin d’aventure ! Il expliqua à Gimrizz qu’il envisageait d’étudier la magie pour devenir Mage. Ce sur quoi Gimrizz le prit par l’épaule et s’esclaffa de rire. Surii, vexé cru comprendre que le personnage ne croyait pas en ses capacités, mais une fois remis, le maître lui dit « Oh oui, tu vas étudier la magie ! Mais pas celle que tu crois, oh non, pas celle de l’« écôle » ! Ici, on ne connait que trois magies. Le feu, c’est bon pour faire cuistot, le givre pour sculpter des pains de glace, et l’arcane pour les feux d’artifices ! Non, je vais te montrer… autre chose. ». Gimrizz écrivit quelque chose sur un morceau de papier et le glissa dans la poche de Surii en lui chuchotant : « Si tu le veux, tes… cours commencerons à la prochaine lune, et soit discret, nous ne sommes guère appréciés en ce monde ». 

Arrivé chez lui, Surii déplia le parchemin sur lequel il était écrit : « Hurlevent, Quartier des mages, auberge L’agneau assassiné, lundi 10h ».

Chapitre 2 : L'Auberge de L'agneau Assassiné 

Ayant convaincu ses parents que l’école des mages de Hurlevent était bien plus cotée que celle de Forgefer, toute la petite famille l’accompagna au tram pour lui souhaiter bonne chance pour ses cinq années d’études. 
Il faut dire que tout le monde ne devient pas mage, la maîtrise des éléments est indispensable, et ça n’est pas donné au premier venu… Il se souvient encore de l’aventure de cet apprenti, Barry Pot-De-Terre dont l’histoire avait fait le tour du continent. Barry était un humain qui s’était fracassé bêtement en bas d’une tour de Hurlevent en essayant d’attraper une balle. Le mythe des balais volant tient bon et l’administration essaye tant bien que mal de faire comprendre aux élèves que non, un balai ça ne vole pas. Mais ça nettoie très bien. 
Bref, Surii était tout de même rassuré, il n’allait pas devoir subir les cours magistraux que les professeurs humains affectionnent tant. 

Il arriva enfin à Hurlevent et découvrit pour la première fois la magnifique architecture de la ville. Il s’installa à l’auberge du Cochon Siffleur dans la vieille ville et déballa ses affaires. Son premier cours n’aurait pas lieu avant le lendemain, ce qui lui laissa le temps de faire un état des lieux. Il visita la salle du trône, et les différents quartiers. Ce qui le marqua le plus fut les détenus humains qui s’étaient révoltés et s’embrochaient gaiement sur les lances de gardiens bien entraînés. Spectacle qui lui fit passer l’envie de manger ce soir là. 

De bon matin, vers dix heures, Surii pénétra dans l’auberge de l’Agneau Assassiné. Une auberge tout ce qu’il y a de plus banale. Exception faite qu’elle ne semblait pas fréquentée que par ces gens arrogants qui peuplent les grandes cités. Les clients avaient quelque chose de mystérieux et ne semblaient pas très enclins à lier connaissance avec le « petit » nouveau… Surii se renseigna auprès du barman : « On m’a envoyé ici pour que je suive un apprentissage et il p… » Sans un mot, l’homme l’interrompit d’un geste de la main et passa derrière le bar. Il tira un épais rideau de toile. D’un signe il invita le gnome à descendre et tira la toile derrière lui. Curieuse façon d’accueillir un élève. Une auberge sordide et un barman muet. C’était loin de ce qu’il avait imaginé. 

Un escalier en colimaçon descendait devant lui. Après quelques mètres, Suriicommença à entendre des murmures. Il arriva dans une salle voutée, un grand feu en son centre. Dans la salle éclairée uniquement par le vacillement des flammes, une femme s’approcha. « Bonjour gnome, je me nomme Ursula, Ursula Deline. C’est Gimrizz qui t’envoies je suppose. Il nous a informés de l’arrivée d’un nouveau… candidat. ». 
Surii, ne sachant que répondre fit un simple oui de la tête. Ursula reprit : « Prends place, je t’en prie. Nous te devons une explication. Tu ne sais sans doute pas réellement toi-même ce que tu fais ici. Comme tous, tu as été poussé par ta curiosité et le sentiment que la magie n’existe pas qu’à travers ce monde. » Pour la première fois, quelqu’un venait de mettre des mots sur la sensation qui l’avait poussé à suivre les indications de Gimrizz. « Laisse-moi t’expliquer, reprit-elle, et ensuite tu seras libre de choisir… » 
« De par le monde, des personnes dévouées à notre cause orientent de jeunes adultes vers notre refuge où nous leur inculquons… Disons, quelques vérités cachées à la population. » Un court silence laissa entendre le feu crépiter. « Nous ne sommes pas mages. Certains se plaisent à dire que nous sommes des magiciens qui ont mal tournés. C’est d’ailleurs la réponse toute faite qui est donnée aux apprentis dans les écoles conventionnelles. » 
« Vous… vous êtes des sorciers ? » demanda Surii. « En quelques sortes » répondit la femme en souriant. On nous nomme démonistes, ou warlocks. Nous n’avons pas étudié la magie brute comme le font les mages, mais l’interaction que cette magie peut avoir avec les démons, c’est en eux que nous puisons notre force. Nous avons été pourchassés pour cela, mais nous sommes maintenant tolérés dans les murs de Hurlevent. Notre communauté a su rendre des services inestimables à la royauté mais nous sommes toujours tenus de ne pas apparaître aux yeux de la population. » 
« Les Hommes n’imaginent pas que l’on puisse dompter de telles forces, leur croyance en leur Lumière les aveugle, c’est le cas de le dire. » 
« Quoi qu’il en soit, tu sais ce que tu dois savoir pour prendre ta décision. Deviens un mage, ou reste et accepte de voir le monde tel qu’il est et tires en profit. » 
« Je te laisse jusque demain matin pour faire ton choix. Si tu ne te présentes pas ici à la même heure… Et bien, tu n’en sauras pas davantage mais tu pourras mener une vie insouciante. A présent, tu peux disposer, des affaires importantes requièrent notre attention. » 

En remontant les marches, Surii était encore étourdit par cette brève conversation. Il passa le reste de la journée au bord du lac miroir, ruminant les mots de la vieille femme. Elle en avait trop peu dit, « pourquoi tant de secrets autour des démonistes ? » 
Surii passa une nuit agitée. Comme souvent depuis son enfance, ses rêves étaient animés de créatures maléfiques, mais il était presque parvenu à s’habituer à leur présence. 
Le lendemain, il avait pris sa décision. Il deviendrait un démoniste, il était fait pour ça. Ou du moins, il le pensait.

Chapitre 3 : L’apprentissage 

Au cours de ses cinq années d’étude, Surii se révéla un élève passionné, mais fort peu doué pour la discipline. Il avait assez tôt réussi à invoquer un diablotin du nom de Chonam, une véritable petite peste qu’il avait appris à apprécier et qui partageait sa vie. 
Le petit diable était déjà parvenu à mettre le feu à une mariée à l’entrée de la cathédrale de Hurlevent avant de changer de phase. Surii regardait le spectacle de la femme se jetant dans le canal grâce à son œil de Killrog. Humour de démon se dit-il, « J’ai du hérité du plus blagueur, mais dans le fond, c’est vrai, c’est amusant ». 
Plus tard, il su invoquer d’autres démons et commença à maîtriser l’Ombre. Deux écoles de magie lui furent enseignées mais il délaissa bien vite le feu, fasciné par le pouvoir de l’Ombre. 
Les années passèrent, et ses études furent sanctionnées une bague indiquant son état de démoniste. 

Après avoir appris les rudiments de la démonologie on demanda au jeune gnome de choisir parmi trois voies d’apprentissage. Surii choisit de se consacrer à l’art de l’Affiction. Ses professeurs appellent cela un art, mais il ne s’agit ni plus ni moins que de faire mourir sa cible à petit feu et – cerise sur le gateau – dans d’atroces souffrances. Ce qui en fait procure une certaine satisfaction mais ce n’est pas le propos. 

Chapitre 4 : Les pérégrinations d’un gnome sadique 

Qu’il est difficile de rester maître de soi pour un démoniste. Qu’il est dur de ne pas se faire submerger par l’Ombre ! Mais après quelques années de pratiques, il n’y a plus guère que les apprentis qui se laissent tenter. Ce fut le cas de l’irrécupérable Ana King Marcheciel que le conseil démoniste décida d’enfermer au mont Rochenoir. La légende veut qu’il pérît dans les flammes de la cité, tué par un des sages du conseil lors d’un combat singulier. Mais en réalité il est tombé d’une des chaînes qui enjambe la lave, mourant dans un bref râle lugubre : « rhaaaaa….. phouf ». 
Quoi qu’il en soit, Surii se sentait maintenant maître de lui et savait dompter ses démons (au sens propre). Il avait maintenant 18 ans, et sa formation allait se terminer par un long vagabondage de deux ans dans Azeroth. Il devrait ensuite rentrer à Hurlevent et démontrer comment il avait mis en pratique ses connaissances. 

Reclus dans la capitale depuis si longtemps, sans avoir le droit de revoir sa famille, il se faisait une joie de faire voyage vers Dun Morogh. Il avait hâte de revoir ses parents et amis dont il n’avait plus de nouvelles depuis bien longtemps. Mais l’apprentissage d’un démoniste est long, atypique et fastidieux et cela allait encore se vérifier. Sa première destination lui fut imposée : le marécage d’Âprefange. Il devait aller retrouver Tabetha pour qu’elle lui enseigne l’invocation de son dernier démon, l’Infernal. 

Il parti donc, en quête de Tabetha. « La bougresse se planque dans un lieu puant infesté de basiliques, d’araignées géantes, de limons, d’elfes et d’autres créatures cauchemardesques. » lui avait-on affirmé avant son départ. « Peu rassurant » se dit-il en pensant aux oreilles des monstres. 
Après quelques heures de griffon et de bateau, Surii arriva à Cabestan. Un repère commercial où il apprit à ses dépends que la ville est neutre. 

Remis de la correction infligée par les cogneurs, il se mit en route sous le soleil brulant des Tarides. « Heureusement que je ne porte pas de cuir, de dit-il, je me demande comment font ses vachettes pour supp… ». Ce n’était pas une vachette, ou du moins, celle-ci venait de se redresser sur se pattes arrières et… elle le chargeait en à présent ! Il vit une énorme masse se rabattre sur lui, et le temps de maudire ses 98 cm (ce qui est bien, mais pas top), un énorme félin arracha la masse du tauren à sa vue. 
- Hé là garçon, on se croit sur les plages des Royaumes de l’Est ? 
- Hem, merci pour euh, ça… 
- Pas de problème, dit Uruss en posant son genou à terre à côté du tauren. Que fais tu par ici ? 
- Et bien je dois me rendre à Âprefange. 
- Fort bien, je t’y accompagne, je dois apprendre les premiers soins à Theramore. 
Uruss coupait maintenant de fines lamelles de peau sur le tauren. 
- Hmmm, c’est un jeune. Je ne pourrais faire que de petits renforts d’armures. Ca ne se vend pas cher ces trucs là. 
Là-dessus, les deux compères partirent en direction du marécage. Le chasseur corrompu du démoniste et le tigre du chasseur s’occupant des ennemis. 

Ils arrivèrent à la ville portuaire de Theramore sans encombre. Autour d’un bon plat à l’auberge, Uruss lacha dans un rire que l’on connaît bien aux nains (surtout dans les auberges) : « Hahaha, hé bien, je cherchais un nom à ma panthère, elle a toujours faim, c’est une vraie gloutonne ! Je vais l’appeler Surii ! ». 
Le gnome n’appréciait pas vraiment que l’on donne son nom à un gros chat, mais Uruss lui avait sauvé la vie et il se contenta d’un « moui ». Puis enchaîna : 
- C’était déjà mieux que ce gars dans ma section qui m’a appelé Surimi durant les 6 premiers mois de cours. 
- Héhé, et ensuite vous avez fait la paix ? 
- Oui, on peut dire ça... Il a été banni de ce monde et doit servir d’esclave sexuel à quelques démons vicieux. Et comme ils sont tous vicieux… Hein Chonam ? 
- Yep, ça c’est certain. Nous les démons nous… Et bien nous sommes des démons, on aime les ch… 
- Oui bon ça va, pas la peine de faire un dessin… Interrompit le gnome. Je dois y aller Uruss, rendez-vous ici même dans douze heures. 
- Ca roule ! 
Et là-dessus, ils se séparèrent. Douze heures, cela laissait assez de temps au nain pour finir son tonnelet de bière. Surii se mit donc en route vers le marécage. 

Chapitre 5 : Je suis l'Ombre ! 

Surii venait de pénétrer dans le marécage et la sympathique faune locale l’attendait de pied ferme. Loin de Hurlevent, les petits lapins blancs et les écureuils avaient laissé la place à des araignées et des basiliques géants. « Trouvons vite Tabetha se dit le gnome, il ne vaut mieux pas trainer par ici ». 
Après avoir risqué sa vie une demi douzaine de fois dans les eaux vaseuses (on ne se rend compte de la menace que représente un passage boueux d’un mètre de fond que quand on est un gnome…), Surii arriva devant une vieille bicoque de bois pourri rongée par la mousse. La porte était grande ouverte et notre démoniste s’approcha du feu qui dévorait quelques buches de bois sec (Mais où trouve-ton du bois sec dans un marécage ? Et bien non loin de là au village de Détaiçé). Ne voyant personne, il s’assit et profita de la chaleur. Personne ne laisse sa porte béante et son feu sans revenir sous peu. 
« Que veux-tu petit être ? » grinça une voix derrière lui. Une vielle femme était assise dans l’ombre et tricotait un étonnant petit pull à trois bras. 
- Je suis Surii, élève démoniste. On m’a dit que vous pourriez m’apprendre à invoquer un Infernal. 
- Parfait, je commençais à m’ennuyer, il était temps qu’un nouveau candidat vienne me distraire. Et cela tombe très bien, je manque de viscères de gnome. 
- Pardon ? 
- Bien, ta quête sera simple, tu vas devoir tuer le Démon de l’Orbe. Prends cet orbe, et invoque le dans le jardin. Le dernier candidat a eu la bonne idée de l’invoquer dans mon salon. 
- Oh, et ? 
- Et il est maintenant empaillé sur ce mur. 
Surii se retourna et vit une douzaine de petites têtes pendouillant telles des porte-clefs. 
- Saches que ce démon n’est pas commode et que le lien qui m’unit à l’auberge de l’Agneau Assassiné est simple. Ils m’envoient de jeunes recrues, si elles réussissent, elles sont assez puissantes pour invoquer l’Infernal, sinon, elles m’aident à concocter mes potions… 
- Mais je n’ai vu personne. 
- …En tant qu’ingrédients. 
- Gloups ! Et le taux de réussite est élevé ? 
- Je manque de composants en ce moment 
- Ouf 
- Mais c’est surtout que plus personne n’ose défier ce démon à présent. A vrai dire, tu ne veux pas connaître ce nombre. 
- Si vous le dites, dit Surii en roulant les yeux. 
La vielle et le jeune gnome sortirent. Tabetha croisa les bras et dit : « Allez, rions un peu ». 
Surii, qui ne partageait pas son sens de l’humour, commença à invoquer son marcheur et revêtit sa gangrarmure. 
Lorsqu’il alla poser l’orbe, Uruss apparu dans son dos : « Alors petit, besoin d’un coup de main ? Ce satané médecin refuse de m’apprendre à faire des bandages sous prétexte que j’ai laissé ses potes mourir. Du coup, je suis venu te retrouver plus tôt que prévu. ». Surii fut soulagé de savoir qu’il n’affronterait pas seul le démon. « Oh oui, avec plaisir, tu ne s… » Et là, Uruss fut rendu prisonnier d’une cage de glace. Tabetha abaissa sa main et fit « non » du doigt : « Notre arrangement n’inclut pas d’aide extérieure ». 
« Parfait » grommela le gnome… « Allons y donc… Par Chtulhu et Aztaroth, Démon de l’Orbe, je t’invoque ! » (Surii aime les effets). L’orbe se fendit et une créature ailée de 4m de haut apparut. 
- Oh pinaise ! Zangmoth, occupe-le ! 
- Bien maître 
Surii posa une malédiction funeste, une corruption et incanta une brulure. Loin de se tordre de douleur, le démon frappait le bleu toutes griffes dehors. Surii tenta de l’effrayer, sans succès, seul son voile mortel détourna la cible de Zangmoth qui eut le temps de consumer les ombres afin de récupérer toute son énergie. Le démon ne fléchissait pas assez vite, il était temps de passer à la vitesse supérieure. Le gnome fouilla dans un sac et en sortit un petit diamant violet qu’il prit entre ses paumes. Et en quelques secondes, une gigantesque boule de feu brillait dans ses mains. Avec élan, il lança la boule en direction du démon qui la reçut en pleine poitrine. 
Grièvement brulé et fou de rage, il s’apprêta a mettre le coup de grâce au marcheur pour mieux s’occuper de son maître ensuite. Mais au moment de frapper, le marcheur s’affaissa en un nuage noir. « A nous maintenant ! » lança le gnome. 
En un battement d’aile, le démon fut sur lui, et Surii eut juste le temps de se jeter derrière un arbre pour esquiver le coup, « Du temps, je dois gagner du temps ». De sa position, il lança un trait de l’ombre qui manqua sa cible. En revanche, le démon ne loupa pas Surii et lui asséna un violent coup de griffes. 
Uruss dans sa cage de glace ne loupait pas une miette de ce spectacle : le gnome s’écrasa contre un arbre après un court vol avant de retomber dans les buissons. Il cria intérieurement : « Surii ! ». 
Le Démon de l’Orbe se retourna vers Tabetha et s’inclina. 

Mais deux traits de l’Ombre le firent basculer et mettre genoux à terre. 
- Je n’en ai pas fini ! Lança Surii, Le sacrifice du marcheur ne fut pas vain ! 
- Maudit gnome ! Dit la créature en se relevant. 
Le démon prépara lui aussi un puissant sort d’ombre qu’il lança sur Surii. 
Sortant un nuage de fumée mauve, le gnome était toujours là, intact. « Je suis insensible à l’Ombre mon grand, ici, l’Ombre, c’est moi ». Le démon vacillait maintenant, gravement sous l’emprise de la corruption mais il put mettre un violent coup de sabot au gnome qui s’étala. Cette fois, il allait achever cette petite créature. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de frapper à nouveau, il tomba de ses quatre mètres aux pieds du gnome blessé. 

- Uruss fut libéré de sa prison et vola auprès de son ami. 
- Comment vas-tu ? 
- J.. J’ai connu mieux, mais je peux me relever ! 
- Quelle idée de porter du tissu, heureusement que tu es bien rembourré ! 
- Je ne suis pas gros, je suis compact ! 
- Oui oui, c’est ça, en attendant, tu peux m’expliquer ce qu’il vient de se passer ? 
- Malédiction funeste… Elle prend possession de son hôte puis lui inflige de graves lésions internes. Par contre, il lui faut bien une bonne minute pour qu’elle fasse effet. 

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Chapitre 7 : Dérouté 

Surii fut réveillé par le balancement de la monture qui le transportait. 
- Alors, comment va-t-on ce matin ? Lança un Uruss radieux. 
- Où suis-je... ? J'ai dormi longtemps ? gémit le gnome. 
- Plus de douze heures, nous arriverons bientôt à Sombrivage. 
Le gnome se rassit. 
- Aaah ma tête... Ouuh oui, je me souviens, l'Orbe... J'ai vaincu le démon... 
Mais pourquoi aller si loin ? 
- Tabetha l'a ordonné. Ton cursus devait s'achever là, mais elle m'a demandé de t'emmener auprès des elfs. Et accessoirement, elle m'a offert ces jolies cuissardes de cuir pour me convaincre, regarde. 
- Les elfs ? 
Surii n'avait jamais croisé que quelques elfs dans la capitale naine. Et ils ne 
lui avaient pas fait une très forte impression. Hautains et mauves, les nains 
se plaisent à les charier en permanence... 
- Oui, des elfs. Tu sais, ces espèces d'aubergines géantes avec des oreilles... 
- Hmmf. 
- Ca ne me plaît pas plus qu'à toi, j'ai en horreur ces grands datets. 
Là dessus, nos amis s'engouffrèrent dans Orneval, quittant le territoire de la 
Horde en passant par une brèche de leur palissade. 
- Orneval n'est pas très fréquentable lorsqu'on s'y aventure seul, dit Uruss. 
Mais cette fois, je ne suis pas seul. Ma hache m'accompagne Ha hahaha ! 
- Très drôle... Hé, Arrête-toi ! 
- Oh tu n'aimes plus la plaisanterie ? Héhé ho HO HOOOOOO ! 
Uruss qui tenait la monture par la bride fut élevé à 10m du sol, un pied pris 
dans une corde. 
- Que venez vous faire en Orneval ? Grinça une jeune voix, sans que personne ne 
se manifesta. 
- Euh oui Uruss, on vient faire quoi en Orneval ? 
- Put... de bord... de m... Détachez moi !!! 
- La réponse de ton ami ne saurait nous suffire, dit la voix d'elf. 
Surii lança invoqua discrètement un chasseur corrompu et lança une détection de l'invisibilité : "Ha, vous voici donc" se dit-il. 
- Hmm, Tabetha nous envoie à vous, elle n'a pas donné de raison précise. 
- Mensonge ! Lança une autre voix. Tabetha ne forme plus de démoniste depuis des lustres ! 
- Il faut croire que si ! 
A ce moment, le chasseur corrompu apparut et sauta à la gorge du prêtre du groupe, commençant à le vider de sa magie. 
- Arrête ! 
Le chasseur, brillant de magie releva la tête vers Surii d'un air interrogatif. 
- Arrête, nous allons te conduire à notre capitale ! Une grande créature 
filiforme à la peau mauve apparue. 
- Soit, mais détache Uruss. 
- Oui laissez moi descendre et vous allez tâter de ma hache ! Sal..rie d'elfs ! 
Laissez m... N... Non, pas de cette haut... AAAAAAAAAAAAAAAAAAH (pouf). 
Le nain se releva en traitant la mère de l'elf de grosse patate qui pue. 
- Reste tranquille Uruss s'il te plaît. Ce ne sont pas nos ennemis. 
- Mmmh. 
- Je me nomme Jefflec, druide de mon état, dit l'elf. Je serai votre guide jusqu'à Tarnaris. A présent venez, le bateau nous attend. 
Sur ce, une vingtaine d'elfs apparurent autour d'eux et les escortèrent. 
- On a bien fait de ne pas vider ce prêtre, hein Uruss. 
- Ca viendra...

Chapitre 8 : La cité des elfs 

Surii, Uruss et Jefflec, accompagnés de leur escorte arrivèrent à Auberdine : port côtier et principal point d'attache de la capitale des elfs : Darnassus. 
Ils embarquèrent en grande hâte dans le bâteau navette qui relie la capitale. 
- Pourquoi nous avez vous réservé un tel accueil, elfs ? Demanda Surii. 
- Tu le sauras en temps voulu, petit être. J'ai été chargé de t'ammener auprès de nos anciens, ce sera fait. 
- Surii maugréa quelque chose au sujet de la taille qui semblait remettre en question la virilité des elfs.

Le bateau traversait la brume et une immense silhouette se dressa devant l'équipage. Puis, le brouillard fit place à un ciel clair et la pleine lune éclairait ce qui était un arbre immense dont on ne pouvait qu'immaginer le sommet. 
- Nous voici arrivé ! Lança Jefflec. Vous deux, suivez moi. 
Uruss n'appréciait guère de se voir donner des ordre par un coton tige violet et ne cessait de grommeler des insanités dans sa barbe. Cependant, il consentit à suivre Jefflec. 

Après avoir traversé le portail d'entrée sous un vieux chêne, ils découvrirent la magnifique cité des elfs. Darnassus était une ville intégrée à la forêt, elle respirait le calme et l'air doux portait une délicate odeur d'herbe fraiche. 
- Pouah, c'est laid ! dit Uruss. 
Jefflec regarda le nain du coin de l'oeil et fronça les sourcils. 
- Allons-y. J'espère que vous ferez preuve de plus de respect face à nos anciens, maître nain. 
- Il faut l'excuser, il n'a pas apprécié d'être envoyé en l'air par un piège d'elf. Fierté du chasseur... Vous comprenez. 

Le groupe arriva devant une demeure de bois. Pas de fenêtres, pas de porte. Juste un toit et un plancher. A l'intèrieur, quatre elfs étaient assis en tailleur. 
Jefflec les précéda : 
- Salutations à vous, anciens. 
Surii enchaîna : 
- Heureux de vous rencontrer, ô puissants elfs. 
Et Uruss conclut : 
- Salut les nazes ! 

Jefflec se retourna pour apprendre le respect au nain quand un ancien leva une main désaprobatrice. 
- Maître nain, nous espérons que vous écouterez ce que nous avons à vous dire car ce qui fut n'est plus. Et la vie de votre ami va s'en trouver bouleversée.
Soyez donc attentifs.


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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 00:00

Chapitre 9 : Difficile transition 

Surii était intrigué par ce qu'avait dit l'elfe. Ces gens aimaient toujours 
parler par énigme, même lorsque ça n'était pas approprié. Et dans ce cas précis, 
ça ne l'était pas du tout. 

Une fois le petit groupe installé, l'elfe commença : 
"Il y a quelques mois, nous avons appris que la Horde avait planifié une attaque 
contre Forgefer afin de s'emparer des richesses souterraines que renferme la 
ville. Nous avons tenté de l'arrêter et avons prévenu les principales factions. 
A l'arrivée du raid de la Horde, les nains avaient fermé les portes de la 
capitale et nos ennemis se sont heurtés à une défense sévère. 
Nos envoyés rapportent que, fous de rage, ils ont jurés de revenir et ont ravagé 
les villages alentours avant leur départ..." Surii senti son coeur se sérrer. 
"Il ne reste rien de Kharanos, ni de la colline où ta famille a élu domicile... Je 
suis désolée, gnome." 
Après un long silence, le visage sévère du gnome se releva, une larme coulant le 
long de sa joue : 
- Et qu'attendez vous de moi !? Pourquoi m'avoir fait venir ici !? 
- Tu es jeunes, mais tu as passé l'épreuve de l'infernal avec brio. Tabetha nous 
envoie ceux en qui elle décèle la force de tenir tête à la Horde. Nous espérons 
que tu puiseras dans ton chagrin la force de te relever et de nous aider. 
- Ils paieront ! Et je ne vous aiderai pas, vous qui tentez de me manipuler ! 
Sur ces mots, Surii tourna les talons et regarda vers le port de l'île, Rut'Theran. 
La terre gronda puis s'ouvrit, laissant émerger un destrier de l'effroi. La 
monture du démoniste. Surii l'enfoucha et parti au galop, laissant Uruss et les elfs sur place. 

[Pub : Avec Souplidou, mon linge est plus souple et plus doux. Merci Souplidou !] 

Plusieurs mois passèrent, et personne n'eut aucune nouvelle du gnome. Tout au plus avait-on entendu parler d'un village troll décimé dans la région de Dun Morogh. Uruss et Jefflec qui furent chargés de retrouver Surii se lancèrent sur cette piste fraiche. 
Une fois à Dun Morogh, ils entendirent parler d'un voyageur qui vivait 
maintenant isolé sur une colline, non loin de Forge fer. Il n'était pas causant, 
se déplaçait toujours la nuit drapé dans une cape. "Surii, c'est sans doute lui !" s'exclama Uruss. "Allons-y", répondit Jefflec.

Chapitre 10 : retrouvailles 

Avec le temps, Jefflec et Uruss avaient appris à se supporter durant leurs voyages. Mieux, ils étaitent maintenant devenus amis. Ils avaient beaucoup échangé mais de nombreuses facettes de la culture de l'autre leur restaient difficiles à cerner : 
Uruss, fin gourmet n'envisageait jamais un repas sans une bonne bière naine alors que Jefflec se contentait généralement d'un repas frugal, ce que son physique confirmait. 
De même, l'elf écoutait de la musique de mort vivant que seul lui semblait affectionner. Et malgré tout, les deux compères s'appréciaient sans jamais le laisser paraître car ils avaient leur fierté. 

Nos deux amis finirent par arriver à la colline à la tombée de la nuit. 
- C'est ici, dit Jefflec. 
- Je pense aussi, avançons prudemment. Si ce n'est pas Surii, cet adversaire peut s'avérer coriace. 
Jefflec pris sa forme furtive de félin et s'aventura plus avant. Uruss, discret comme un nain resta en retrait. 
L'elf avait disparu dans un fourré depuis quelques secondes. Soudain, le silence fut brisé par le son d'une explosion, et une lueure orangée éclaira le ciel. 
Le nain et son famillier se regardèrent et ils coururent vers le lieu d'où provenait le bruit. 
Lorsqu'Uruss arriva dans une clairière, Jefflec qui avait retrouvé sa forme primale, était sur le dos et se relevait péniblement. 
Une forme floue se dessinait dans les faibles rayons de la lune, seule une dague napée d'une aura était visible. La forme marchait vers le druide et la dague luminescente se rapprochait du visage de l'elf. 

L'arme s'arrêta peu avant sa gorge. 
- Jefflec ? 
La forme retira sa capuche et dévoilà une longue barbe rousse. 
- Surii ? Merci de m'avoir épargné... On fait des centaines de lieues pour te retrouver et c'est ainsi que tu nous accueille ? 
Le pet d'Uruss qui avait commencé à charger continua sa course et bouscula le gnome pour finalement le couvrir de léchouilles. 
- Et bien, il ne t'a pas oublié ! Tiens, tu t'es laissé poussé la barbe ? Dit Uruss. 
- Ouep, j'aime bien, ça fait peur aux enfants ! 
- Je crois que tu as beaucoup à nous raconter, cela fait 4 mois que l'on te cherche ! reprit Jefflec qui se relevait. 
- Nous aurons le temps de voir ceci en temps voulus, votre intervention aura sans doute réveillé les trolls, prenez garde ! 
- Des trolls, à Dun Morogh ? Grommela le nain. 
- Oui, ceux la même qui ont décimé ma famille, ils ne sont plus qu'une poignée maintenant, acculés. 
En effet, les trolls avaient été alertés par le boucan et une quinzaine de torches se dirigeaient vers la clairrière. 
- Faisons le tour dit le nain, on va les acculer par derrière ! Les regards se tournèrent vers lui : Quoi, qu'est-ce que j'ai dit ? 
- Ce ne sera pas nécessaire, reste ici, tu vas voir dit Surii. 
- Uruss, trois contre quinze, il n'y a vraiment qu'un nain pour vouloir se battre dans ces conditions, replions nous !. 
- Et un lâche pour vouloir s'enfuir ! Transforme toi en brindille, tu sais bien faire, ça ! 
- Du calme. dit Surii calmement. Ce soir, nous débarassons la région des trolls, définitivement. 

Les trolls s'étaient disposés en ligne. Il commençèrent à charger, guidés par leurs trois neurones. 
"Haathun, en échange de cette âme, viens à moi !" Cria Surii. Une créature massive apparue devant le groupe : "Vous allez manquer de temps", dit la créature avant de charger le groupe de trolls. 
Surii fit apparaître des graines dans sa main qu'il lança en direction des trolls : "Maintenant, patientez.". Les trolls concentraient leurs attaques sur le gangregarde qui supportait l'assaut avec de plus en plus de difficultés. Un premier troll explosa, victime d'une graine de corruption, et trois autres enchaînèrent. 
Quatre survivants, voilà ce qu'il restait du groupe. Mais ces derniers, furieux se précipitèrent sur le gnome. 
Surii, Jefflec et Uruss terminèrent aisément le combat. 

"Joliiii", fit une voix derrière eux. "Tu vois, je n'ai même pas eu besoin de tes services cette fois" dit Surii avec un Sourire : 
- Les amis, je vous présente Ajajhad, mon compagnon d'arêne. Une huitre spécialisée dans les soins. D'ailleurs, si tu pouvais officier, ça nous ferait bien plaisir. 
- Ouais, tu me traites d'huitre et tu veux que je te soigne ? 
- Exactement :) 
Uruss était étonné : 
- Un démoniste et un paladin ? On aura tout vu. 
- Oh, il ne faut pas être sectaire, reprit Surii. On forme un bon groupe, l'air de rien ! Allez, pour fêter ça, je vous emmène à l'auberge de Kharanos, où une surprise vous attend. 
- Une surprise ? 
- Oui, sachez juste que je ne suis plus seul ;)

Chapitre 11 : Le messager d'A'dal 

Le guerrier s'approcha de la créature qui le regardait de ses yeux vicieux injectés de sang. La bête avançait pas à pas, acculant le héros au mur de la cité de Karazhan. 
Sa queue fouètait l'air* et son nez émettait de la vapeur dans l'air hivernal. De ses crocs pendaient encore quelques chaires putréfiées de sa dernière victime. Et la créature avançait toujours... 
* : (celle de la bête hein) 
Le guerrier senti un frisson lui parcourir l'échine. Que faire ? Aucune sortie possible. Le guerrier tenait fermement son bouclier et sa [Lame pourrie]. Il savait pourtant qu'en s'aventurant ici, il risquait ça vie. Mais il ne voulait pas finir ainsi. Pas comme ça sur le pallier, seul. Et son message ne serait pas délivré. 
Il avait fait autrefois partie de la Table Ronde et avait décidé de devenir mercenaire. Comdamné à la solitude, il œuvrait toutefois pour l'Alliance. 
Son destin n'était pas glorieux, mais il servait dans l'ombre le dessein d'A'dal. Il repensa à tout ce qu'il avait accompli dans sa vie... Mais ce n'était pas le moment de se laisser aller, le monstre n'était plus qu'à quelques pieds ! 
Soudain, mû par ses dernières forces et son courage de guerrier, il plongea sur le côté droit de l'ennemi. Déstabilisée, l'hideuse créature ne put parer le coup et la lame du chevalier s'enfonça profondément dans son flanc. 

La victoire était sienne ! Jérémineri avait vaincu le rat !

Chapitre 12 : Reconnaissance 

Farélia et Melhya avaient été envoyés en reconnaissance. Devant eux, dans la brume de la gorge se tenait une immense tour noire. 
Viviane leur avait commandé personnellement cette mission : "Nous savons qu'il existe non loin de l'entrée de la tour une pierre de rencontre. Cette pierre va vous permettre de nous transporter à vous. Trouvez-la. Il vous suffira de poser tous deux une main dessus et de murmurer le nom de la personne à invoquer." 
Puis Dame Viviane avat ajouté : "Mais soyez prudents et surtout discrets. La Horde tente elle aussi de pénétrer dans la tour et rode dans les environs. De plus cette terre est hantée par les esprits qui y ont vécu. Soyez donc rapides !" 

Farélia, s'avança dans sa forme féline. Il réussit à repérer la pierre et à s'en approcher. 
Derrière, un cri. C'était la voix de Melya ! Abandonnant toute furtivité, il se précipita vers l'endroit où il l'avait laissée : "Vite !". 
Il arriva juste à temps pour voir un orc porter l'elfette par le col. Puis plus rien, le noir envahit sa conscience. 

Farélia.... Farélia.... Farélia ! 
"Melhya ?" Farélia avait l'impression d'avoir passé la nuit avec Baldûn. "Plus jamais ça !" S'était-il pourtant juré. 
- Farélia ! Enfin tu reviens à toi ! 
- Ouuille ! 
- Nous avons été capturé par les orcs, ils nous ont gardé en vie. Il semble qu'ils cherchent comment entrer. Ils espèrent sûrement tirer de nous quelque information. 
- Ah...? Oh oui. Farélia retrouvait ses esprits. Combien sont-ils ? 
- J'en ai compté cinq, nous sommes à une cinquantaine de mètres de la pierre. Tu as conservé ta forme de chat. Minou, ronge mes liens si tu veux bien. 
Farélia entreprit de ronger les liens qui emprisonnaient sa compagne : 
- Gneu qu'ai guéjà guit gue gne pas m'apheller mignou ! Ah voilà, tu es libre, libère moi maintenant. 
Une fois nos deux comparses libérés, Farélia reprit forme humaine. Ils attendirent que la sentinelle orque détourne le regard puis partirent en courant comme s'ils avaient Sasukees aux trousses. 
L'orc se retourna : "Grak Rih !!!" 
- J'espère qu'on aura assez de temps ! Dit Melhya haletante. 
- Voilà la pierre ! 
Les deux elfs posèrent leurs mains sur le monolithe et murmurèrent chacun un nom. Trop tard, trois orcs arrivaient déjà. L'un d'eux banda son arc et décocha une flèche qui vint se figer dans l'épaule de Farélia. L'elf s'effondra sous l'impact. 
Melhya mis genou à terre et prit le druide dans ses bras. Elle leva les yeux vers l'orc qui venait de saisir une autre flèche dans son carquois, il la visait maintenant. 

Mais l'orc ne tira pas, il resta figé, le regard dans le vide pendant une seconde et finit par relever son arc. Melhya ferma les yeux... "Klang!". 
"Klang ? Comment ça klang ?" se dit la prêtresse. Elle releva la tête et vit l'orc tomber à genoux et s'étaler de tout son long, la gorge tranchée. 
A la place où se trouvait l'ennemi se tenait maintenant une fine silhouette. 
"Nieud !" S'écria Melhya. Et derrière elle se trouvait Bacab, qui retirait une pointe de flèche plantée dans son bouclier. 
Enchaînant, Bacab fonçait maintenant sur le deuxième orc qui avait poursuivi les elfs. Il le percuta à l'épaule et celui-ci vola face contre terre. Bacab enfonça son épée dans le haut de sa colonne vertébrale dans un petit bruit de craquement. 
Essuyant son arme, il se retourna : "Bien, à présent les enfants, défendons cette pierre. Nous allons bientôt devoir amener les autres." 
Nieud venait de finir son orc et revint en léchant une de ses dagues. 
Melhya soignait Farélia qui tendit la main vers sa joue : 
- Minou ! Dit Melhya 
- Mhmmmmh ! 

"Karazhan nous voici !" Cria Nieud.

Chapitre 13 : L'échec 

Remis de ses émotions, notre guerrier s'avançait dans le sombre donjon. 
Il devait rejoindre le bibliothécaire. C'était le seul personnage en ces murs qui était encore dévoué à l'Alliance. Il tenait le rôle d'espion et était infiltré depuis trois longues années durant lesquelles il avait perdu beaucoup. Il croyait en l'Alliance, et avait été jusqu'à lui sacrifier sa fille et sa femme. Mais un jour viendrait, il le savait, où son rôle serait primordial, et son temps était venu. 

- Bonjour messire 
- OUaHAAAAAAA ! 
- Pardon si je vous ai effrayé, je suis un serviteur du maître. Puis-je quelque chose pour vous ? 
- Hem. Euh oui, peut être, j'ai un message important à remettre. Pouvez-vous faire parvenir ce pli au bibliothécaire ? 
- Bien sûr, autre chose ? 
- Non, merci. 
- Très bien. 
"Une bonne chose de faite", se dit Jeremineri. Sa mission fût plus facile qu'il n'eut pensé. 
Alors qu'il s'éloignait de la tour, il vit deux silhouettes au loin sur un pont de l'aîle sud. Elles jetèrent un corps dans les gorges : "Adieu, traître ! Et reprends tes ouvrages d'hérétique !" dit une forme en lançant quelques livres. 
Jeremineri avait merdé. Il devait maintenant trouver un moyen d'accomplir la mission du bibliothécaire : Guider la Table Ronde jusqu'au Prince.

Chapitre 14 : La Table Ronde 

Surii, Uruss, Jefflec et Ajajhad arrivèrent à Karanos durant la nuit. Ils pénétrèrent discrètement dans la taverne qui portait encore les traces des attaques trolles. Seules trois personnes étaient attablées auprès du feu : un nain endormi une choppe à la main, un gnome absorbé dans la lecture de son livre de sorts, et une humaine leur tournant le dos sur sa chaise. 
Niccilas leva les yeux de son livre : « enfin, les voici ». L’humaine se leva de sa chaise et se retourna : 
- Ajah, Surii, comment s’est déroulée votre escapade ? 
- Nous n’entendrons plus parler des trolls que dans les histoires pour enfants ! Dis Ajajhad. 
- Fort bien, et qui sont ces gens qui vous accompagnent ? 
Surii prit la parole : 
- Ce sont mes amis. La brindille se nomme Jefflec, un elf druide qui craint le feu. Le nain c’est Uruss, un chasseur hors pair mais bougon. C’est eux que j’ai abandonnés il y a plusieurs mois avant de vous rencontrer. 
Puis s’adressant à ses deux compères : 
- Les enfants, je vous présente Valamaldoran, régent de notre guilde : La Table Ronde. Et voici Niccilas, un mage givré et le nain torse nu qui dors sur son casque là bas, c’est Baldûn. 
- Gnhein ? Qui me parle ? Femme, mon tonnelet de bière est vide ! dit Baldûn avant de retomber dans son coma éthylique dans un bruit de métal… 

- Il est temps Surii, nous devons rentrer à Shattrah. Tes amis souhaitent-ils se joindre à nous ? demanda Vala en se retournant vers Uruss et Jefflec. 
- Moi je suis partant ! répondit Uruss. De toute façon, les elfs me payent, et je manque d’exercice en ce moment ! 
- Ma mission est de retrouver Surii et de le ramener à Darnassus. Il va bien falloir que je le suive… Ajouta jefflec. 
- Parfait ! Allons-y, Niccilas, tu nous fais un portail ? 
- Tu nous bassines sans arrêt avec tes portes des étoiles Vala, et là t’es bien content d’avoir un portail tout con hein ? 
- … 

Jefflec et Uruss n’avaient jamais pénétré en Outreterre. Shattrah en était l’impressionnante capitale, et c’était également en son sein que la Table Ronde avait élu domicile. 
C’est une ville où la Horde et l’Alliance vivent côte à côte, galvanisés contre la Légion Ardente, oubliant les querelles millénaires de leurs peuples et le sang versé. Qui eut crut que des orcs et des humains puissent vivre ensemble ? 
- J’ai la hache qui me démange ! marmonna Uruss. 
- Moi aussi, toujours… répondit Baldûn, ça te passera. Mais j’ai surtout les cheveux qui poussent à l’envers. Je tiens une de ces gueules de bois… 
- Du calme Uruss, dit Valamaldoran. Ici, la cité est neutre, les Naarus veillent sur la ville et nous ne voulons pas d’incident. Nous faisons partie des dernières guildes à participer à la défense de l’Outreterre. Je ne vous cacherai pas que beaucoup n’ont pas survécu et ont migré vers un monde meilleur… 
Et Vala, commerçant dans l’âme d’ajouter : D’ailleurs, si vous le souhaitez toujours, vous allez intégrer notre guilde et lutter aux côté de votre ami. A’dal nous a commandé d’investir Karazhan, une des dernières places forte qu’occupe la légion en Azeroth. 
- Expliqué comme ça, ça fait envie. Chuchota Jefflec à Uruss. 

La Table Ronde s’était installée dans l’Auberge de la fin du monde, dans la ville basse. En fait, ce sont les nains qui avaient insisté pour se trouver un endroit chaleureux où les réunions passeraient inaperçues. Les officiers avaient un peu l’impression de se faire avoir sur ce coup là, mais la suggestion était bonne. 
Lorsque le groupe pénétra dans l’auberge, les premiers rayons du jour commençaient à pointer. Valamaldoran leur expliqua : « Vous allez rencontrer notre maître de guilde, le reste des membres est en missions au caveau et reviendra dans la soirée ». 
A cette heure matinale, il n’y avait comme client qu’un ogre installé au bar qui devait à lui seul rentabiliser l’auberge à voir les assiettes et les choppes vides qui l’entouraient. 
Uruss voyant une femme assise dans le fond cria : « Hé femme, apporte nous du café, des biscottes et du fromage de talbuk ! Nous les héros on a faim ! ». 
- Euh… Uruss, c’est elle notre maître de guilde, le reprit Surii en se penchant vers lui. 
- Je vous présente Dame Viviane, notre chef !

Chapitre 15 : Ce soir, nous entrons dans Karazhan ! 

Lorsque les présentations furent faites, les voyageurs s'installèrent autour de Viviane : "Bienvenue à la Table Ronde, nous n'avons pas le temps d'introniser nos nouvelles recrues mais toute aide et la bienvenue. Il nous reste peu de temps avant le retour du reste de la guilde, l'appel aux armes a été sonné. Profitons du temps qui nous est accordé pour vous informer de ce qui nous attend". Viviane soupira et reprit : 

"Le défilé de Deuillevent est un lieu désolé où des pics de granit déchiquetés s'élèvent, menaçants, au dessus d'une forêt d'arbres pétrifiés. Comme son nom l'indique, toute vie semble avoir quitté cette terre. 
Mais il n'en fut pas toujours ainsi... 

Medivh, le dernier gardien, s'installa à Deuillevent, dans la tour lumineuse de Karazhan. Bien qu'il fût le plus puissant magicien de sa génération (et le protecteur de l'humanité), Medivh était secrètement possédé par l'esprit de Sargeras, le Destructeur de monde. À travers Medivh, Sargeras ouvrit la Porte des ténèbres et permit aux orcs de guerroyer contre les royaumes mortels d'Azeroth. 

Tandis que la guerre progressait, Medivh continuait son combat contre Sargeras. Ce terrible conflit intérieur pour le contrôle de son âme eut raison de la santé mentale du magicien. Anduin Lothar, son ami d'enfance, était également le bras armé du roi. Soupçonnant la trahison du mage, il partit à l'assaut de la tour de Karazhan. Avec l'aide de Khagdar, le jeune apprenti de Medivh, Lothar s'engouffra dans Karazhan et mit fin aux souffrances de son ancien camarade. Ce jour marqua le début de la malédiction qui s'abattit sur la tour et la région avoisinante. Un sombre sortilège frappa le défilé de Deuillevent, ainsi que la région qui fut plus tard connue comme le bois de la Pénombre. 

Dernièrement, des nobles de Sombre-comté s'aventurèrent dans le défilé de Deuillevent, projetant de découvrir le secret du mal qui s'était abattu sur cette région. Ils pénétrèrent dans la tour sombre… mais n'en revinrent jamais. Des témoins affirmèrent que leurs fantômes hantaient désormais les murs de Karazhan, condamnés à festoyer pour l'éternité dans le théâtre en ruine de la tour. Mais des esprits bien plus dangereux rôdaient dans le macabre laboratoire de Medivh. De puissantes entités démoniaques avaient répondu aux invocations du mage fou et se cachaient dans la tour sombre. 


Malgré les innombrables terreurs qui se tapissent dans la tour, de nombreux aventuriers sont encore attirés par les secrets 
occultes dont regorgent les bibliothèques de Karazhan. 
Il est dit que ses vastes salles magiques abritent encore le fabuleux grimoire de Medivh. 

Une seule certitude attend ceux qui visitent l'horrible tour de Karazhan... 
... Ils pourraient bien ne jamais trouver le chemin du retour..." 

Surii se leva et tendit son verre : "Mes amis, ce soir nous entrons dans Karazhan !" 

Emprunté à http://www.wow-europe.com/fr/burningcrusade/townhall/karazhan.html
 

Chapitre 16 : Préparation 

La Table Ronde avait été créée par Viviane. Une joyeuse compagnie qui se voulait plus une famille qu'une guilde. 
Valamaldoran, le bras droit de leur chef avait découvert Surii, errant dans le froid des montagnes. Après avoir combattu a ses côtés la Horde qui tentait de prendre possession des territoires alentours à Forgefer, il eut le temps de le mettre à l'épreuve. Dame Viviane finit par lui proposer le poste de régent, qu'il accepta. C'était là plus une charge qu'un honneur. Depuis lors, le gnome s'était attaché à structurer la guilde et ses efforts furent payants. 
Accompagné des officiers de la Table Ronde et avec Valamaldoran, ils avaient réussi à faire des membres de la guilde un ensemble fidèle et soudé par l'expérience. 

Maintenant sous les ordres d'A'dal, gardien de Shattrah, la guilde allait tenter de forcer la tour de Medivh. 
Surii venait de retrouver ses compagnons et maintenant, un par un, les autres membres arrivaient, tous ponctuels. 

Farélia et Melhya avaient été envoyés en éclaireurs, leur rôle était de téléporter le gros des troupes. L'entreprise dépendait d'eux, à 20h30 précise, il devaient agir. 
Il étaient présents, fidèles à leur poste, gardant la pierre de rencontre, assistés de Nieud et Bacab. Mais la Horde n'allait pas tarder à être avertie que le seuil de Karazhan avait été pris par quatre pauvres gens de l'Alliance. 
"Vingt heure vingt cinq, nous devons encore tenir un peu" dit Farélia. "Ce sera notre première victoire. Première d'une longue suite". Mais à peine eut il terminé sa phrase que dans la brume, à un mile de là, une troupe traversait le pont de pierre au pas. "Les renforts de la Horde" soupira Melhya, "Ils doivent être une vingtaine !". 
Nieud commença l'invocation des membres : "Vite, nous ne tiendrons pas à quatre contre vingt !". 

Mais Nieud n'était pas un mage. Il invoqua d'abord une pomme de terre, un sterilet et un lutin des carpathes suceur de sang avant de faire apparaître avec succès les membres de la guilde. 

"Chargez !" cria le voleur avant de vanish.

 Chapitre 17 : Martine à Karazhan 

La pierre de rencontre de Karazhan fut bientôt entourée des membres de la guilde. Melhya et Farelya avaient appelé leurs compagnons comme convenu. 
Certes, un peu plus tôt devant la Horde qui s’avançait, armée et menaçante. 

Viviane comprit de suite et jeta un œil vers la herse qui condamnait l’accès de la tour puis à Vala qui hocha la tête. « Suivez Valamaldoran ! », cria t’elle. 
Surii fermait la marche pendant que l’humain s’affairait à débloquer l’entrée. « Mince, faudra que je m’achète un [Trousseau de Passepartout] » pensa-t-il, « plus vite, plus vite ! ». 

Enfin, Vala parvint à ouvrir la grille. « Faites vite ! Entrez ! » Ordonna Viviane alors que les archers de la Horde bandaient leurs arcs. 
Surii fonça alors droit vers la meute de hordeux. Ce qui déstabilisa les archers, mais également son groupe. Il se faufila au milieu des rangs ennemis, passant entre les jambes arqués d’un troll. 

« Mais, que fais-t-il ? » demanda Baldûn. « Entrez, il sait ce qu’il fait, il adore faire ça ! » répliqua Vala. Et alors, une lueur pourpre s’éleva du centre du groupe dont les membres se dispersèrent, courant dans tous les sens comme s’ils venaient de voir leur propre mort. 
Il ne restait plus au centre qu’un gnome démoniste. 
Sur un clin d’œil, il rejoint le groupe. Derrière lui, la herse se baissa et une lourde porte de chêne se scella dans un bruit sourd. 

Le silence régnait maintenant, mais une voix vint briser la tranquillité des lieux. « Bienvenue amis, bienvenue à KARAZHAN » dit une voix résonnante du fond du hall. 

- Oui bon, n’en fait pas des tonnes non plus, dit Astrar. 
- Pardon monsieur, je… 
- Chut microbe, chut, laisse moi expliquer...

Fin

Ici s'achève ce conte. L'histoire n'a jamais été terminée car la guilde s'est disloquée avant de finir le donjon de Karazhan. Merci à tous les membres de la Table Ronde avec qui j'ai passé d'excellents moments. Merci à tous :)

Crédits

Serveur Arathi
Surii - Gnome Démoniste affligé
Uruss - Nain Chasseur raleur
Jefflec - Elf Druide tank
Ajajhad - Humain paladin soigneur
Jérémineri - Kikoolol professionnel
Farélia - Elf druide tank
Melhya - Elfe prêtresse soigneuse
Dame Viviane - Humaine prêtresse soigneuse
Baldûn - Nain chasseur exhibitionniste
Sasukees - Kikoolol amateur
Nieud - Humain voleur sadique
Bacab - Humaine guerrière tank
Niccilas - Gnome mage arcanien
Valamaldoran - Humaine démoniste démonologue démoniaque
 
 
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 00:00

Ma naissance dans WAR


Aprés avoir fait le tour de World of Warcraft, j'ai eu envie de trouver une nouvelle manière gâcher ma vie. J'ai donc décidé de tester Warhammer Online. Un test qui me coute la bagatelle de 50€...

Aprés une installation de plus de 3 heures, patches en ligne compris, je lance le jeu. Wouhh, ça ne marche pas quand on n'est pas admin du poste... Bien, un petit détour aussi par le parefeu Vista et on est bon. 

Je lance le jeu : quatre logos, une Cinématiquee, et un contrat plus tard, il est temps de choisir notre protégé parmi les deux factions et les 20 carrières (classes) dispos. Mon choix s'oriente sur le chamane, un superbe éphèbe capable de soigner et de tatanner la cheutron grâce à ses dieux Gork et Mork. Ca promet.

Le premier jour naquit donc Surii, goblin de son état. Surii est un "peau verte", une espèce de croisement entre un nain et une chauve souris tombée dans un bain d'acide. Il est un fier et illettré membre de la Destruction et son but dans la vie, hormis suivre la carrière de Gary Coleman (nain illettré lui aussi) va être de suivre ses petits camarades et des les épauler. En effet, le chaman est une classe d'assistance qui doit jongler entre ses attaques et ses soins car utiliser l'un booste la puissance de l'autre. Un poil de technique qui devrait rendre la classe amusante à jouer.

A l'aube de cette nouvelle vie, je découvre un monde qui a un goût de déjà vu. Euh, c'est du WoW !?
Bon, mettons nous d'accord : autant WoW a piqué les idées du jeu de plateau de GamesWorkshop, autant Warhammer s'est goinfré des nouvelles "normes" imposées par WoW : pudiquement, ça signifie que l'interface a été copieusement repompée. On notera tout de même quelques améliorations bienvenues comme le rythme soutenu d'enchaînement des quêtes, la facilité de grouper et de participer aux "champs de bataille", les zones de quêtes bien définies, etc.*


J'aime pas les orques, c'est moche ça pue, ça vie dans ses déjections, ça ne sourit pas et pire, ça n'a pas de femelle... Pour toutes ces raisons, je décide de rejoindre le pote Chriss chez les grandes couges à oreilles pointues. Et puis faut bien avouer, une plaine c'est déjà plus joli qu'un caillou où vos congénères vous broient tes tympans à coup de "WAAAAAGH !".

Les décors des elfs aussi rappellent le côté cartoon de WoW. Décidément, la comparaison frôle le plagiat. La question est donc : qu'est-ce qui diffère en fait ? 
Et bien déjà l'ambiance générale et comme dans AoC, les multiples améliorations et raccourcis. 
Par exemple, les nombreux champs de batailles sont immédiatement accessibles sans consulter de PNJ. Une fois le CB terminé vous revenez à votre lieu de quête. On appréciera aussi les quêtes publiques qui sont des petits donjons en plein air accessibles à tous et qui tournent en boucle.
A priori, pas d'instances PVE qui pourraient malgré tout être un plus pour les fans. J'attends donc de voir ce que donnera le PVP de haut niveau, car le PVP est censé être le côté fort du jeu.

Difficile de retrouver la convivialité de WoW car les serveurs sont encore un peu déserts. La population va sans doute varier avec l'arrivée de l'extension du Roi Liche (mais qui sait dans quel sens), 

Configuration requise

Edition du 12 octobre 2008

Je voulais juste faire un petit point technique pour souligner deux choses :

Tout d'abord, j'ai installé le jeu sur un disque portable pour jouer sur un PC portable, la faute à pas de place. Et bien sachez qu'en branchant ce disque sur un autre PC, ça marche nickel (on conserve aussi sa configuration). Il suffit de lancer le fichier warpatch.exe. Vous aurez peut être à installer DirectX par contre.
Bon d'accord, c'est un bidouillage qui suppose que WAR ne se greffe pas profondément dans Windows, mais en supposant qu'une sortie soit prévue sur Mac (haha) ou Linux ça semble logique.

Autre chose : les performances sont vraiment pas terribles. Les graphismes sont à peine au dessus de ceux de WoW et bien en dessous de Age of Conan, et pourtant ça rame grave parfois. 

Rappel de la configuration requise :
* Windows XP / Vista
* Pentium IV 2,5 GHz ou supérieur
* Mémoire vive : 1 Go (XP) / 2 Go (Vista)
* Espace disque : 15 Go
* Carte graphique 128 Mo compatible Pixel Shader 2.0

Machine de test 1 : 
* Windows XP
* Pentium M 1,73 Ghz (> PIV 2,5 Ghz)
* Mémoire vive : 2 Go
* Gartegraphique : GeForce Go 6400 128 Mo

Machine de test 2 : 
* Windows XP
* Pentium 4 2,4 Ghz
* Mémoire vive : 1 Go
* Gartegraphique : Ati Radeon 9700 128 Mo

Machine de test 3 : 
* Windows Vista
* AMD Turion 1,6 Ghz
* Mémoire vive : 2 Go
* Gartegraphique : GeForce Go 7600 256 Mo

J'ai également testé sur d'autres configurations mais beaucoup moins limites au niveau des spécifications.
Les processeurs utilisés ici sont certes moins rapides que des Pentium 4 à 2,5Ghz (qui au passage n'existent pas à ma connaissance), mais vu le changement de technologie, ceux des machines 1 et 3 sont au moins aussi puissants je pense.

Sur ces trois machines, le jeu solo est supportable (la pire machine étant peut être la 2). On atteint jamais une fluidité à toute épreuve, mais ça reste jouable. Le jeu est plus riche visuellement que WoW, mais ça ne justifie pas les ralentissements puisqu'il existe des options de tuning graphique. Enfin, je soupçonne ces options de faire parfois office de décoration (comme la distance d'affichage du terrain). Rappellons à toute fin utile que WoW a largement amélioré son moteur graphique un moment aprés la sortie du jeu. Espérons qu'il en sera de même ici.

Dés que l'on espère aller tâter du champ de battaille, ça commence à râmer grave, impossible de jouer efficacement (ou juste de jouer). Mon petit chamane n'arrive pas à sélectionner correctement une cible et voit des ennemis se téléporter dans son dos. Oh frustration...

En conclusion : la configuration conseillée est vraiment la plus minime, le moteur graphique donne l'impression d'être un diesel fatigué. Méfiance amis joueurs. 

Suite et fin...

Edition du 21 octobre 2008

Me voici niveau 17 et voilà, je vais vous donner mon avis final sur le jeu.
J'ai rencontré deux types d'opinion sur le jeu :
- les enthousiastes qui découvrent, eux, sont trés satisfaits et notent WAR à coup de 17/20.
- les rodés de WoW sui attendent un renouveau du genre MMORPG (je suis de ceux là) qui lui collent un 12.

Malgré bonnes idées, je suis arrivé ce matin pour me connecter en me disant "merde, faut que j'aille quêter". Car le problème de ce jeu, c'est qu'en attendant des sessions PVP bien fendardes, on passe de lonnnngues minutes à farmer pour les quêtes. WoW a essayé avec un succés mitigé d'introduire de nouvelles quêtes (bombardements d'objectifs par exemple) pour essayer de rendre le farming attractif, mais WAR se content de nous envoyer casser du mob. Lassant et c'est ça qui me fait fuir : ras le bol de péter du mob.
J'ai également testé une instance de la cité inexorable de 12 m² avec une guilde fraichement trouvée. Ok, c'était bien sympa, mais un peu light.

Tant de boulot sur Warhammer pour accoucher d'un WoW like : dommage. J'arrête les MMORPG qui se ressmblent tous, du moins tant qu'ils ne proposeront pas un contenu plus attractif et immersif (je pense aux cinématiques d'Half Life ² comme modèle :p).
Attention, je n'ai pas dit que le jeu était mauvais, c'est juste qu'il n'apporte rien de nouveau par rapport à WoW à part un PVP trés correct. 
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 21:11

Wrath of the Lich King

World of Warcraft est devenu un phénomène de masse depuis sa sortie. C'est le permier MMORPG à s'être démocratisé si vite à tel point qu'il regroupe maintenant 10 millions de drogués.
Et pour relancer l'intérêt de sa dope, Blizzard son éditeur, lance une seconde extension qui succède à Burning Crusade (la Croisade Ardente) : Wrath of the Lich King (le roi Liche et son problème bucco-dentaire).

J'ai l'air de critiquer mais j'ai moi même pratiqué le bestiau au corps à corps et c'était en son temps assez génial et novateur. Depuis j'oscille entre vraie vie et un mois d'abonnement car je suis déçu. Déçu car le jeu est entré dans un train train qui n'apporte plus rien d'excitant  et vit sur ses acquis. La prochaine extension (WotLK) qui devrait sortir d'ici peu en est la preuve. Rien de transcendant, des quêtes supplémentaires, des talents et sorts rigolos ne suffiront sans doute pas à me faire revenir.
Ce qui me frustre aussi, c'est qu'il faut un temps fou pour sortir du contenu supplémentaire. Ce qui est très compréhensible de la part d'une boite qui s'est engraissée sur le dos de 10 millions de morpions.
En gros pour moi ce jeu se meurt, et ce bien que Blizzard ait prévu une durée de vie de 5 ans (sortie fin 2004)

Mais que ma mauvaise humeur ne vous empèche pas de découvrir la dernière et magnifique animation créée pour la sortie de WotLK :


Le PVP, çay le mal...

Je suis revenu en jeu il y a peu, armé de mon gnome démoniste et j'ai été ravi de découvrir que le PVP (Player versus Player ou joueur contre joueur) est devenu le refuge des joueurs patients. Et ce PVP là est sournois car il ne cautionne que le temps passé à combattre, absolument pas les actions héroiques ou coordonnées. Résultat, une marée de marmots tous vétus d'armures haut de gamme se jette sur vous et vous défonce à coup de fourchettes épiques.
Ouais, je sais, vous allez dire que je suis aigri parce que maintenant je perds... Ouais, mais en plus je perds contre Kevin le barbare... Pis qu'est-ce que je fous dans l'Alliance.... ? ;)
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Bonjour à tous. Avant d'aller plus loin, sachez que ce blog a déménagé et n'est plus mis à jour depuis février 2010. Ca fait un bail, je ne vous le fait pas dire. Si vous cherchez le blog de Spi, il est désormais à cette adresse : http://northgate.fr/

Par contre, si vous cherchez l'un de mes vieux articles, poursuivez comme si je n'avais rien dit. ;)

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