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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 00:39
Dans mes cartons, j'ai retrouvé une petite histoire que j'avais écrite pendant que j'étais encore un fier membre de l'Alliance de World of Warcraft. Je suis loin d'être un écrivain (les fôtes vous le rappelleront), mais ce conte inachevé avait plu à l'époque. Et puis j'ai eu envie de le conserver quelque part en souvenir. Quoi de mieux qu'un blog pour vous faire profiter de ma misérable prose :D.
Dans les chapitres, vous trouverez quelques noms qui ne vous seront sans doute pas parlants. Ce sont soit des clins-d'oeil aux membre de la guilde
La Table Ronde, soit des personnages du jeu. Si vous avez assez de courrage, allons-y ;)

Chapitre I : Bienvenue en Azeroth petit être 

Voici venir le printemps mais la neige inonde toujours les collines de Dun Morogh. 
Ici, il n’y a jamais eu qu’une saison et, bien que les populations locales s’accommodent fort bien du froid, les elfes et humains ne s’y sont jamais installés. Cette région abrite donc les nains, race résistante, fière et alcoolique et les gnomes, minuscules êtres qui compensent leur petite taille par une rare intelligence. 
 
Ce jour là, par la fenêtre d’une des chambres de l’auberge Tonnebière, Leyah regarde le jour se lever. Nissa, le médecin de la capitale s’est déplacé pour donner naissance à son premier enfant. 
Alian, le futur père veille sa femme avec attention depuis maintenant une dizaine d’heures. Et enfin, à midi, un machin roux tout potelé a rejoint le Petit Peuple. Petit par la taille puisqu’il s’agit d’une famille de gnomes. Mais aussi par le nombre, car depuis la prise de Gnomeregan, ils n’ont jamais été si peu nombreux. Leurs cousins nains les ont accueillis avec bienveillance, mais Forgefer n’a jamais pu remplacer un chez soi dans le cœur d’un gnome. 
La petite famille avait donc décidé de vivre en marge des fortifications de la capitale, sur la Crète Scintillante avec le reste de la famille, une douzaine de membres au total. 

Depuis lors et pendant treize années, leur vie fut simple et remplie. La science gnome permet de se consacrer à l’étude de la physique, de la chimie et autre mécanique. Mais ce qui intéressait Surii, c’était autre chose. Il avait pressenti qu’autre chose existait, un autre monde peut être, un monde qu’on lui cachait pudiquement ou que l’on préférait ignorer. 
Chaque fois qu’il interrogeait ses professeurs ou ses parents sur le sujet, ils le fuyaient du regard et c’est Gimrizz, qui lui avait fourni un début de compréhension. 
Gimrizz était un marchant douteux auprès duquel seules quelques personnes non moins louches allaient faire leurs achats. Des achats eux même surprenant car parfois, l’emballage continuait de bouger. Enfin, quitte à imaginer des mondes parallèles peuplés de créatures visqueuses, autant demander à quelqu’un qui a la tête de l’emploi… 

Gimrizz, sympathique, mais néanmoins commerçant avait expliqué à son éventuel futur client qu’il existait effectivement plusieurs mondes. Et que peu de personnes le ressentait ou même ne le découvraient jamais. Ils discutèrent longtemps de cet improbable univers peuplé de créatures écœurantes. 
Finalement, au court de la conversation, Surii fit mention de ses études et du fait qu’il allait bientôt devoir choisir un métier. Il faut dire qu’il les avait tous passés en revue, et il avait décidé de défendre l’Alliance. Non pas par principe, car il trouvait l’idée de défendre la « Lumière » des Hommes aberrante (esprit de gnome), mais parce qu’il ne se sentait pas la force de rester cloitré dans l’administration naine. Il avait besoin d’aventure ! Il expliqua à Gimrizz qu’il envisageait d’étudier la magie pour devenir Mage. Ce sur quoi Gimrizz le prit par l’épaule et s’esclaffa de rire. Surii, vexé cru comprendre que le personnage ne croyait pas en ses capacités, mais une fois remis, le maître lui dit « Oh oui, tu vas étudier la magie ! Mais pas celle que tu crois, oh non, pas celle de l’« écôle » ! Ici, on ne connait que trois magies. Le feu, c’est bon pour faire cuistot, le givre pour sculpter des pains de glace, et l’arcane pour les feux d’artifices ! Non, je vais te montrer… autre chose. ». Gimrizz écrivit quelque chose sur un morceau de papier et le glissa dans la poche de Surii en lui chuchotant : « Si tu le veux, tes… cours commencerons à la prochaine lune, et soit discret, nous ne sommes guère appréciés en ce monde ». 

Arrivé chez lui, Surii déplia le parchemin sur lequel il était écrit : « Hurlevent, Quartier des mages, auberge L’agneau assassiné, lundi 10h ».

Chapitre 2 : L'Auberge de L'agneau Assassiné 

Ayant convaincu ses parents que l’école des mages de Hurlevent était bien plus cotée que celle de Forgefer, toute la petite famille l’accompagna au tram pour lui souhaiter bonne chance pour ses cinq années d’études. 
Il faut dire que tout le monde ne devient pas mage, la maîtrise des éléments est indispensable, et ça n’est pas donné au premier venu… Il se souvient encore de l’aventure de cet apprenti, Barry Pot-De-Terre dont l’histoire avait fait le tour du continent. Barry était un humain qui s’était fracassé bêtement en bas d’une tour de Hurlevent en essayant d’attraper une balle. Le mythe des balais volant tient bon et l’administration essaye tant bien que mal de faire comprendre aux élèves que non, un balai ça ne vole pas. Mais ça nettoie très bien. 
Bref, Surii était tout de même rassuré, il n’allait pas devoir subir les cours magistraux que les professeurs humains affectionnent tant. 

Il arriva enfin à Hurlevent et découvrit pour la première fois la magnifique architecture de la ville. Il s’installa à l’auberge du Cochon Siffleur dans la vieille ville et déballa ses affaires. Son premier cours n’aurait pas lieu avant le lendemain, ce qui lui laissa le temps de faire un état des lieux. Il visita la salle du trône, et les différents quartiers. Ce qui le marqua le plus fut les détenus humains qui s’étaient révoltés et s’embrochaient gaiement sur les lances de gardiens bien entraînés. Spectacle qui lui fit passer l’envie de manger ce soir là. 

De bon matin, vers dix heures, Surii pénétra dans l’auberge de l’Agneau Assassiné. Une auberge tout ce qu’il y a de plus banale. Exception faite qu’elle ne semblait pas fréquentée que par ces gens arrogants qui peuplent les grandes cités. Les clients avaient quelque chose de mystérieux et ne semblaient pas très enclins à lier connaissance avec le « petit » nouveau… Surii se renseigna auprès du barman : « On m’a envoyé ici pour que je suive un apprentissage et il p… » Sans un mot, l’homme l’interrompit d’un geste de la main et passa derrière le bar. Il tira un épais rideau de toile. D’un signe il invita le gnome à descendre et tira la toile derrière lui. Curieuse façon d’accueillir un élève. Une auberge sordide et un barman muet. C’était loin de ce qu’il avait imaginé. 

Un escalier en colimaçon descendait devant lui. Après quelques mètres, Suriicommença à entendre des murmures. Il arriva dans une salle voutée, un grand feu en son centre. Dans la salle éclairée uniquement par le vacillement des flammes, une femme s’approcha. « Bonjour gnome, je me nomme Ursula, Ursula Deline. C’est Gimrizz qui t’envoies je suppose. Il nous a informés de l’arrivée d’un nouveau… candidat. ». 
Surii, ne sachant que répondre fit un simple oui de la tête. Ursula reprit : « Prends place, je t’en prie. Nous te devons une explication. Tu ne sais sans doute pas réellement toi-même ce que tu fais ici. Comme tous, tu as été poussé par ta curiosité et le sentiment que la magie n’existe pas qu’à travers ce monde. » Pour la première fois, quelqu’un venait de mettre des mots sur la sensation qui l’avait poussé à suivre les indications de Gimrizz. « Laisse-moi t’expliquer, reprit-elle, et ensuite tu seras libre de choisir… » 
« De par le monde, des personnes dévouées à notre cause orientent de jeunes adultes vers notre refuge où nous leur inculquons… Disons, quelques vérités cachées à la population. » Un court silence laissa entendre le feu crépiter. « Nous ne sommes pas mages. Certains se plaisent à dire que nous sommes des magiciens qui ont mal tournés. C’est d’ailleurs la réponse toute faite qui est donnée aux apprentis dans les écoles conventionnelles. » 
« Vous… vous êtes des sorciers ? » demanda Surii. « En quelques sortes » répondit la femme en souriant. On nous nomme démonistes, ou warlocks. Nous n’avons pas étudié la magie brute comme le font les mages, mais l’interaction que cette magie peut avoir avec les démons, c’est en eux que nous puisons notre force. Nous avons été pourchassés pour cela, mais nous sommes maintenant tolérés dans les murs de Hurlevent. Notre communauté a su rendre des services inestimables à la royauté mais nous sommes toujours tenus de ne pas apparaître aux yeux de la population. » 
« Les Hommes n’imaginent pas que l’on puisse dompter de telles forces, leur croyance en leur Lumière les aveugle, c’est le cas de le dire. » 
« Quoi qu’il en soit, tu sais ce que tu dois savoir pour prendre ta décision. Deviens un mage, ou reste et accepte de voir le monde tel qu’il est et tires en profit. » 
« Je te laisse jusque demain matin pour faire ton choix. Si tu ne te présentes pas ici à la même heure… Et bien, tu n’en sauras pas davantage mais tu pourras mener une vie insouciante. A présent, tu peux disposer, des affaires importantes requièrent notre attention. » 

En remontant les marches, Surii était encore étourdit par cette brève conversation. Il passa le reste de la journée au bord du lac miroir, ruminant les mots de la vieille femme. Elle en avait trop peu dit, « pourquoi tant de secrets autour des démonistes ? » 
Surii passa une nuit agitée. Comme souvent depuis son enfance, ses rêves étaient animés de créatures maléfiques, mais il était presque parvenu à s’habituer à leur présence. 
Le lendemain, il avait pris sa décision. Il deviendrait un démoniste, il était fait pour ça. Ou du moins, il le pensait.

Chapitre 3 : L’apprentissage 

Au cours de ses cinq années d’étude, Surii se révéla un élève passionné, mais fort peu doué pour la discipline. Il avait assez tôt réussi à invoquer un diablotin du nom de Chonam, une véritable petite peste qu’il avait appris à apprécier et qui partageait sa vie. 
Le petit diable était déjà parvenu à mettre le feu à une mariée à l’entrée de la cathédrale de Hurlevent avant de changer de phase. Surii regardait le spectacle de la femme se jetant dans le canal grâce à son œil de Killrog. Humour de démon se dit-il, « J’ai du hérité du plus blagueur, mais dans le fond, c’est vrai, c’est amusant ». 
Plus tard, il su invoquer d’autres démons et commença à maîtriser l’Ombre. Deux écoles de magie lui furent enseignées mais il délaissa bien vite le feu, fasciné par le pouvoir de l’Ombre. 
Les années passèrent, et ses études furent sanctionnées une bague indiquant son état de démoniste. 

Après avoir appris les rudiments de la démonologie on demanda au jeune gnome de choisir parmi trois voies d’apprentissage. Surii choisit de se consacrer à l’art de l’Affiction. Ses professeurs appellent cela un art, mais il ne s’agit ni plus ni moins que de faire mourir sa cible à petit feu et – cerise sur le gateau – dans d’atroces souffrances. Ce qui en fait procure une certaine satisfaction mais ce n’est pas le propos. 

Chapitre 4 : Les pérégrinations d’un gnome sadique 

Qu’il est difficile de rester maître de soi pour un démoniste. Qu’il est dur de ne pas se faire submerger par l’Ombre ! Mais après quelques années de pratiques, il n’y a plus guère que les apprentis qui se laissent tenter. Ce fut le cas de l’irrécupérable Ana King Marcheciel que le conseil démoniste décida d’enfermer au mont Rochenoir. La légende veut qu’il pérît dans les flammes de la cité, tué par un des sages du conseil lors d’un combat singulier. Mais en réalité il est tombé d’une des chaînes qui enjambe la lave, mourant dans un bref râle lugubre : « rhaaaaa….. phouf ». 
Quoi qu’il en soit, Surii se sentait maintenant maître de lui et savait dompter ses démons (au sens propre). Il avait maintenant 18 ans, et sa formation allait se terminer par un long vagabondage de deux ans dans Azeroth. Il devrait ensuite rentrer à Hurlevent et démontrer comment il avait mis en pratique ses connaissances. 

Reclus dans la capitale depuis si longtemps, sans avoir le droit de revoir sa famille, il se faisait une joie de faire voyage vers Dun Morogh. Il avait hâte de revoir ses parents et amis dont il n’avait plus de nouvelles depuis bien longtemps. Mais l’apprentissage d’un démoniste est long, atypique et fastidieux et cela allait encore se vérifier. Sa première destination lui fut imposée : le marécage d’Âprefange. Il devait aller retrouver Tabetha pour qu’elle lui enseigne l’invocation de son dernier démon, l’Infernal. 

Il parti donc, en quête de Tabetha. « La bougresse se planque dans un lieu puant infesté de basiliques, d’araignées géantes, de limons, d’elfes et d’autres créatures cauchemardesques. » lui avait-on affirmé avant son départ. « Peu rassurant » se dit-il en pensant aux oreilles des monstres. 
Après quelques heures de griffon et de bateau, Surii arriva à Cabestan. Un repère commercial où il apprit à ses dépends que la ville est neutre. 

Remis de la correction infligée par les cogneurs, il se mit en route sous le soleil brulant des Tarides. « Heureusement que je ne porte pas de cuir, de dit-il, je me demande comment font ses vachettes pour supp… ». Ce n’était pas une vachette, ou du moins, celle-ci venait de se redresser sur se pattes arrières et… elle le chargeait en à présent ! Il vit une énorme masse se rabattre sur lui, et le temps de maudire ses 98 cm (ce qui est bien, mais pas top), un énorme félin arracha la masse du tauren à sa vue. 
- Hé là garçon, on se croit sur les plages des Royaumes de l’Est ? 
- Hem, merci pour euh, ça… 
- Pas de problème, dit Uruss en posant son genou à terre à côté du tauren. Que fais tu par ici ? 
- Et bien je dois me rendre à Âprefange. 
- Fort bien, je t’y accompagne, je dois apprendre les premiers soins à Theramore. 
Uruss coupait maintenant de fines lamelles de peau sur le tauren. 
- Hmmm, c’est un jeune. Je ne pourrais faire que de petits renforts d’armures. Ca ne se vend pas cher ces trucs là. 
Là-dessus, les deux compères partirent en direction du marécage. Le chasseur corrompu du démoniste et le tigre du chasseur s’occupant des ennemis. 

Ils arrivèrent à la ville portuaire de Theramore sans encombre. Autour d’un bon plat à l’auberge, Uruss lacha dans un rire que l’on connaît bien aux nains (surtout dans les auberges) : « Hahaha, hé bien, je cherchais un nom à ma panthère, elle a toujours faim, c’est une vraie gloutonne ! Je vais l’appeler Surii ! ». 
Le gnome n’appréciait pas vraiment que l’on donne son nom à un gros chat, mais Uruss lui avait sauvé la vie et il se contenta d’un « moui ». Puis enchaîna : 
- C’était déjà mieux que ce gars dans ma section qui m’a appelé Surimi durant les 6 premiers mois de cours. 
- Héhé, et ensuite vous avez fait la paix ? 
- Oui, on peut dire ça... Il a été banni de ce monde et doit servir d’esclave sexuel à quelques démons vicieux. Et comme ils sont tous vicieux… Hein Chonam ? 
- Yep, ça c’est certain. Nous les démons nous… Et bien nous sommes des démons, on aime les ch… 
- Oui bon ça va, pas la peine de faire un dessin… Interrompit le gnome. Je dois y aller Uruss, rendez-vous ici même dans douze heures. 
- Ca roule ! 
Et là-dessus, ils se séparèrent. Douze heures, cela laissait assez de temps au nain pour finir son tonnelet de bière. Surii se mit donc en route vers le marécage. 

Chapitre 5 : Je suis l'Ombre ! 

Surii venait de pénétrer dans le marécage et la sympathique faune locale l’attendait de pied ferme. Loin de Hurlevent, les petits lapins blancs et les écureuils avaient laissé la place à des araignées et des basiliques géants. « Trouvons vite Tabetha se dit le gnome, il ne vaut mieux pas trainer par ici ». 
Après avoir risqué sa vie une demi douzaine de fois dans les eaux vaseuses (on ne se rend compte de la menace que représente un passage boueux d’un mètre de fond que quand on est un gnome…), Surii arriva devant une vieille bicoque de bois pourri rongée par la mousse. La porte était grande ouverte et notre démoniste s’approcha du feu qui dévorait quelques buches de bois sec (Mais où trouve-ton du bois sec dans un marécage ? Et bien non loin de là au village de Détaiçé). Ne voyant personne, il s’assit et profita de la chaleur. Personne ne laisse sa porte béante et son feu sans revenir sous peu. 
« Que veux-tu petit être ? » grinça une voix derrière lui. Une vielle femme était assise dans l’ombre et tricotait un étonnant petit pull à trois bras. 
- Je suis Surii, élève démoniste. On m’a dit que vous pourriez m’apprendre à invoquer un Infernal. 
- Parfait, je commençais à m’ennuyer, il était temps qu’un nouveau candidat vienne me distraire. Et cela tombe très bien, je manque de viscères de gnome. 
- Pardon ? 
- Bien, ta quête sera simple, tu vas devoir tuer le Démon de l’Orbe. Prends cet orbe, et invoque le dans le jardin. Le dernier candidat a eu la bonne idée de l’invoquer dans mon salon. 
- Oh, et ? 
- Et il est maintenant empaillé sur ce mur. 
Surii se retourna et vit une douzaine de petites têtes pendouillant telles des porte-clefs. 
- Saches que ce démon n’est pas commode et que le lien qui m’unit à l’auberge de l’Agneau Assassiné est simple. Ils m’envoient de jeunes recrues, si elles réussissent, elles sont assez puissantes pour invoquer l’Infernal, sinon, elles m’aident à concocter mes potions… 
- Mais je n’ai vu personne. 
- …En tant qu’ingrédients. 
- Gloups ! Et le taux de réussite est élevé ? 
- Je manque de composants en ce moment 
- Ouf 
- Mais c’est surtout que plus personne n’ose défier ce démon à présent. A vrai dire, tu ne veux pas connaître ce nombre. 
- Si vous le dites, dit Surii en roulant les yeux. 
La vielle et le jeune gnome sortirent. Tabetha croisa les bras et dit : « Allez, rions un peu ». 
Surii, qui ne partageait pas son sens de l’humour, commença à invoquer son marcheur et revêtit sa gangrarmure. 
Lorsqu’il alla poser l’orbe, Uruss apparu dans son dos : « Alors petit, besoin d’un coup de main ? Ce satané médecin refuse de m’apprendre à faire des bandages sous prétexte que j’ai laissé ses potes mourir. Du coup, je suis venu te retrouver plus tôt que prévu. ». Surii fut soulagé de savoir qu’il n’affronterait pas seul le démon. « Oh oui, avec plaisir, tu ne s… » Et là, Uruss fut rendu prisonnier d’une cage de glace. Tabetha abaissa sa main et fit « non » du doigt : « Notre arrangement n’inclut pas d’aide extérieure ». 
« Parfait » grommela le gnome… « Allons y donc… Par Chtulhu et Aztaroth, Démon de l’Orbe, je t’invoque ! » (Surii aime les effets). L’orbe se fendit et une créature ailée de 4m de haut apparut. 
- Oh pinaise ! Zangmoth, occupe-le ! 
- Bien maître 
Surii posa une malédiction funeste, une corruption et incanta une brulure. Loin de se tordre de douleur, le démon frappait le bleu toutes griffes dehors. Surii tenta de l’effrayer, sans succès, seul son voile mortel détourna la cible de Zangmoth qui eut le temps de consumer les ombres afin de récupérer toute son énergie. Le démon ne fléchissait pas assez vite, il était temps de passer à la vitesse supérieure. Le gnome fouilla dans un sac et en sortit un petit diamant violet qu’il prit entre ses paumes. Et en quelques secondes, une gigantesque boule de feu brillait dans ses mains. Avec élan, il lança la boule en direction du démon qui la reçut en pleine poitrine. 
Grièvement brulé et fou de rage, il s’apprêta a mettre le coup de grâce au marcheur pour mieux s’occuper de son maître ensuite. Mais au moment de frapper, le marcheur s’affaissa en un nuage noir. « A nous maintenant ! » lança le gnome. 
En un battement d’aile, le démon fut sur lui, et Surii eut juste le temps de se jeter derrière un arbre pour esquiver le coup, « Du temps, je dois gagner du temps ». De sa position, il lança un trait de l’ombre qui manqua sa cible. En revanche, le démon ne loupa pas Surii et lui asséna un violent coup de griffes. 
Uruss dans sa cage de glace ne loupait pas une miette de ce spectacle : le gnome s’écrasa contre un arbre après un court vol avant de retomber dans les buissons. Il cria intérieurement : « Surii ! ». 
Le Démon de l’Orbe se retourna vers Tabetha et s’inclina. 

Mais deux traits de l’Ombre le firent basculer et mettre genoux à terre. 
- Je n’en ai pas fini ! Lança Surii, Le sacrifice du marcheur ne fut pas vain ! 
- Maudit gnome ! Dit la créature en se relevant. 
Le démon prépara lui aussi un puissant sort d’ombre qu’il lança sur Surii. 
Sortant un nuage de fumée mauve, le gnome était toujours là, intact. « Je suis insensible à l’Ombre mon grand, ici, l’Ombre, c’est moi ». Le démon vacillait maintenant, gravement sous l’emprise de la corruption mais il put mettre un violent coup de sabot au gnome qui s’étala. Cette fois, il allait achever cette petite créature. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de frapper à nouveau, il tomba de ses quatre mètres aux pieds du gnome blessé. 

- Uruss fut libéré de sa prison et vola auprès de son ami. 
- Comment vas-tu ? 
- J.. J’ai connu mieux, mais je peux me relever ! 
- Quelle idée de porter du tissu, heureusement que tu es bien rembourré ! 
- Je ne suis pas gros, je suis compact ! 
- Oui oui, c’est ça, en attendant, tu peux m’expliquer ce qu’il vient de se passer ? 
- Malédiction funeste… Elle prend possession de son hôte puis lui inflige de graves lésions internes. Par contre, il lui faut bien une bonne minute pour qu’elle fasse effet. 

Image

Chapitre 7 : Dérouté 

Surii fut réveillé par le balancement de la monture qui le transportait. 
- Alors, comment va-t-on ce matin ? Lança un Uruss radieux. 
- Où suis-je... ? J'ai dormi longtemps ? gémit le gnome. 
- Plus de douze heures, nous arriverons bientôt à Sombrivage. 
Le gnome se rassit. 
- Aaah ma tête... Ouuh oui, je me souviens, l'Orbe... J'ai vaincu le démon... 
Mais pourquoi aller si loin ? 
- Tabetha l'a ordonné. Ton cursus devait s'achever là, mais elle m'a demandé de t'emmener auprès des elfs. Et accessoirement, elle m'a offert ces jolies cuissardes de cuir pour me convaincre, regarde. 
- Les elfs ? 
Surii n'avait jamais croisé que quelques elfs dans la capitale naine. Et ils ne 
lui avaient pas fait une très forte impression. Hautains et mauves, les nains 
se plaisent à les charier en permanence... 
- Oui, des elfs. Tu sais, ces espèces d'aubergines géantes avec des oreilles... 
- Hmmf. 
- Ca ne me plaît pas plus qu'à toi, j'ai en horreur ces grands datets. 
Là dessus, nos amis s'engouffrèrent dans Orneval, quittant le territoire de la 
Horde en passant par une brèche de leur palissade. 
- Orneval n'est pas très fréquentable lorsqu'on s'y aventure seul, dit Uruss. 
Mais cette fois, je ne suis pas seul. Ma hache m'accompagne Ha hahaha ! 
- Très drôle... Hé, Arrête-toi ! 
- Oh tu n'aimes plus la plaisanterie ? Héhé ho HO HOOOOOO ! 
Uruss qui tenait la monture par la bride fut élevé à 10m du sol, un pied pris 
dans une corde. 
- Que venez vous faire en Orneval ? Grinça une jeune voix, sans que personne ne 
se manifesta. 
- Euh oui Uruss, on vient faire quoi en Orneval ? 
- Put... de bord... de m... Détachez moi !!! 
- La réponse de ton ami ne saurait nous suffire, dit la voix d'elf. 
Surii lança invoqua discrètement un chasseur corrompu et lança une détection de l'invisibilité : "Ha, vous voici donc" se dit-il. 
- Hmm, Tabetha nous envoie à vous, elle n'a pas donné de raison précise. 
- Mensonge ! Lança une autre voix. Tabetha ne forme plus de démoniste depuis des lustres ! 
- Il faut croire que si ! 
A ce moment, le chasseur corrompu apparut et sauta à la gorge du prêtre du groupe, commençant à le vider de sa magie. 
- Arrête ! 
Le chasseur, brillant de magie releva la tête vers Surii d'un air interrogatif. 
- Arrête, nous allons te conduire à notre capitale ! Une grande créature 
filiforme à la peau mauve apparue. 
- Soit, mais détache Uruss. 
- Oui laissez moi descendre et vous allez tâter de ma hache ! Sal..rie d'elfs ! 
Laissez m... N... Non, pas de cette haut... AAAAAAAAAAAAAAAAAAH (pouf). 
Le nain se releva en traitant la mère de l'elf de grosse patate qui pue. 
- Reste tranquille Uruss s'il te plaît. Ce ne sont pas nos ennemis. 
- Mmmh. 
- Je me nomme Jefflec, druide de mon état, dit l'elf. Je serai votre guide jusqu'à Tarnaris. A présent venez, le bateau nous attend. 
Sur ce, une vingtaine d'elfs apparurent autour d'eux et les escortèrent. 
- On a bien fait de ne pas vider ce prêtre, hein Uruss. 
- Ca viendra...

Chapitre 8 : La cité des elfs 

Surii, Uruss et Jefflec, accompagnés de leur escorte arrivèrent à Auberdine : port côtier et principal point d'attache de la capitale des elfs : Darnassus. 
Ils embarquèrent en grande hâte dans le bâteau navette qui relie la capitale. 
- Pourquoi nous avez vous réservé un tel accueil, elfs ? Demanda Surii. 
- Tu le sauras en temps voulu, petit être. J'ai été chargé de t'ammener auprès de nos anciens, ce sera fait. 
- Surii maugréa quelque chose au sujet de la taille qui semblait remettre en question la virilité des elfs.

Le bateau traversait la brume et une immense silhouette se dressa devant l'équipage. Puis, le brouillard fit place à un ciel clair et la pleine lune éclairait ce qui était un arbre immense dont on ne pouvait qu'immaginer le sommet. 
- Nous voici arrivé ! Lança Jefflec. Vous deux, suivez moi. 
Uruss n'appréciait guère de se voir donner des ordre par un coton tige violet et ne cessait de grommeler des insanités dans sa barbe. Cependant, il consentit à suivre Jefflec. 

Après avoir traversé le portail d'entrée sous un vieux chêne, ils découvrirent la magnifique cité des elfs. Darnassus était une ville intégrée à la forêt, elle respirait le calme et l'air doux portait une délicate odeur d'herbe fraiche. 
- Pouah, c'est laid ! dit Uruss. 
Jefflec regarda le nain du coin de l'oeil et fronça les sourcils. 
- Allons-y. J'espère que vous ferez preuve de plus de respect face à nos anciens, maître nain. 
- Il faut l'excuser, il n'a pas apprécié d'être envoyé en l'air par un piège d'elf. Fierté du chasseur... Vous comprenez. 

Le groupe arriva devant une demeure de bois. Pas de fenêtres, pas de porte. Juste un toit et un plancher. A l'intèrieur, quatre elfs étaient assis en tailleur. 
Jefflec les précéda : 
- Salutations à vous, anciens. 
Surii enchaîna : 
- Heureux de vous rencontrer, ô puissants elfs. 
Et Uruss conclut : 
- Salut les nazes ! 

Jefflec se retourna pour apprendre le respect au nain quand un ancien leva une main désaprobatrice. 
- Maître nain, nous espérons que vous écouterez ce que nous avons à vous dire car ce qui fut n'est plus. Et la vie de votre ami va s'en trouver bouleversée.
Soyez donc attentifs.


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Bonjour à tous. Avant d'aller plus loin, sachez que ce blog a déménagé et n'est plus mis à jour depuis février 2010. Ca fait un bail, je ne vous le fait pas dire. Si vous cherchez le blog de Spi, il est désormais à cette adresse : http://northgate.fr/

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